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Etudiants au chevet d'une société durable et bio

Les universités de tout le pays organisent activités et ateliers pour promouvoir de meilleurs réflexes au quotidien.

Faire soi-même sa poudre pour lave-vaisselle ou son propre déodorant, uniquement à base d’ingrédients bio: c’est facile, et des étudiants l’ont montré à leurs pairs, jeudi lors d’un festival. Celui-ci s’est tenu à l’Université de Lausanne dans le cadre de la première Swiss Sustainability Week, organisée pour la première fois au plan national.
«Nous voulons montrer qu’il existe des astuces simples et durables pour le quotidien», explique Audrey Lanyan, co-organisatrice de l’événement à l’Unil. Depuis lundi, projections, défilé de mode éthique mais aussi nettoyage de la rivière qui traverse le campus se sont succédé. Et de l'avis des organisateurs, l'affluence a été au rendez-vous.
Il en a été de même à Fribourg. «La semaine a été un grand succès. Nous avons réussi à atteindre des personnes en dehors de l’université», se réjouit Amanda Barbet, du comité d’organisation. «Nous avons proposé un éventail d'activités s'étendant sur beaucoup de domaines, comme le droit, les sciences, la politique, l'immigration, détaille-t-elle. Chacun a pu trouver quelque chose qui lui a plu.» L’événement veut en effet ouvrir la réflexion tant au plan écologique que social et politique.
A Neuchâtel, la semaine s’est ouverte sur une mise en scène lors d’un cours, où une fausse panne informatique a laissé place à la projection d’une vidéo sur le thème de l’obsolescence programmée. «Il y a deux objectifs principaux. L'un, pratique, consiste à proposer aux gens différents trucs pour le quotidien. L'autre est plus politique. Nous voulons faire avancer l'université dans un mode de fonctionnement plus durable», précise Mathias Délétroz, le coordinateur de l'édition neuchâteloise.
Mais l'événement n'est-il pas trop restreint au cercle universitaire? «Nous sommes conscients que les étudiants ne représentent pas l’ensemble de la population, mais ils forment les générations futures qui seront impactées par les changements de notre environnement. On trouve aussi parmi eux les futurs dirigeants qui vont former la politique de demain», note Marie-Claire Graf, de l’Université de Zurich et membre du comité national de la Swiss Sustainability Week. «Ce n'est pas une utopie, mais un mouvement concret», ajoute-t-elle.

source : 20 minutes

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