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500 millions investis tous les ans dans l'immobilier des écoles supérieures

Avec la hausse du nombre d'étudiants, près d'un demi-milliard de francs sont investis tous les ans dans le parc immobilier des hautes écoles, des universités et des écoles polytechniques en Suisse, selon une estimation de la RTS.

En 2017, les universités et les HES suisses comptaient 247'000 étudiants. Pour 2027, les prévisions tablent sur 267'000 inscriptions, soit 2000 de plus par année. Face à cette hausse, les collectivités construisent à tour de bras. C'est le cas de la Haute école de santé de la Source, à Lausanne, qui vient d'investir 32 millions de francs dans un nouveau bâtiment.

Dédié à la formation en soins infirmiers, celui-ci comprendra des salles de simulation et des studios recréant l’ambiance des soins à domicile. "On a une très forte croissance dans le domaine de la santé en HES. Nous tablons sur un effectif prégradué d’environ 1000 cette année, alors que nous étions à 280 en 2006 et à 830 en 2018. Et c'est sans compter les effectifs postgradués dans les formations continues", explique Jacques Chapuis, directeur HES La Source.

En Valais, le nouveau bâtiment pour la HES ingénierie coûtera 180 millions de francs. "C’est le plus gros investissement pour les hautes écoles valaisannes", rapporte François Seppey, directeur général de la HES-SO Valais. Ce projet, précise-t-il, se base sur la coopération entre la HES et les écoles polytechniques fédérales. "C’est la première fois qu’on construit quelque chose de ce type là en Suisse."

250 millions investis à Lausanne

Les universités ne sont pas en reste. A Lausanne, le bâtiment Vortex, qui abritera plus de 800 chambres pour les étudiants, coûtera 156 millions de francs. En outre, pour les dix prochaines années, l’UNIL prévoit trois autres projets de construction pour 250 millions de francs.

"On va commencer l’année prochaine avec l’agrandissement de la bibliothèque principale de l’université, qui passera de 800 à plus de 2000 places", fait savoir Benoît Frund, vice-recteur de l'établissement universitaire, précisant que ce chantier coûtera quelque 80 millions de francs.

"Si on nous avait dit il y a dix ans qu’on allait connaître une croissance d’un tiers, je pense que personne ne nous aurait cru", réagit encore Benoît Frund. "On s’attend à avoir une croissance plus importante pour l’année prochaine, mais il est très difficile d'être plus précis car cela dépend d’un tas de facteurs, la démographie, l’attractivité de l’université et l’attractivité de la région."

(Source : RTS)

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