L'armée révolutionnaire Française, constituée de 40 000 volontaires, remporte une éclatante victoire contre l'Autriche en Belgique. Le Duc de Saxe-Tesch doit évacuer le pays et le général Dumouriez en prend possession pour la France au nom de la la Convention.
Louis-Philippe Joseph d'Orléans, dit Philippe-Egalité, est guillotiné à Paris. Les révolutionnaires l'accusent de vouloir restaurer la monarchie. Fervent démocrate, le Duc d'Orléans est aussi le cousin de Louis XVI. Lors du procès du roi de France, il n'avait pas hésité à voter sa mort. En 1792, il décide de prendre la nom de Phillippe-Egalité. Mais la Convention ne le jugeant pas digne de confiance le fait incarcérer à Marseille au mois d'avril. Son fils deviendra roi de France en 1830 sous le nom de Louis-Philippe Ier.
L'ancien roi de France, en exil depuis son abdication le 2 août 1830, meurt du choléra dans le monastère de Gorizia en Slovénie. Sa dépouille n'a jamais été transférée dans la crypte des Bourbons de la basilique Saint-Denis.
Dans la nuit, 10 000 bolchéviks commandés par le chef du comité militaire révolutionnaire, Léon Trotski, s'emparent des centres névralgiques de Petrograd (ancienne Saint Petersbourg). Lénine et ses hommes pénètrent dans la Palais d'hiver où siège la Douma, le Parlement russe, et renversent la monarchie. Lénine instaure une "démocratie socialiste".
Le président du Conseil Edgar Faure reconnaît Mohammed Ben Youssef comme sultan du Maroc. La France renonce ainsi au protectorat qu'elle avait instauré dans le pays depuis 1912. Tiraillée entre les premiers signes de guerre d'indépendance en Afrique du nord, la France préfère consacrer ses forces armées à l'Algérie. Le sultan Mohammed V rentrera au Maroc le 16 novembre. L'indépendance du maroc sera officiellement proclamée le 2 mars 1956.
Les Français se déclarent en faveur de l'autodétermination en Nouvelle-Calédonie à 79,9 %. Ce référendum survient après la signature des "accords de Matignon" entre les forces de libération nationale kanaks de Jean-Marie Tjibaou et le gouvernement français de Michel Rocard.