Éphéméride

Né(e) le 19 Septembre

  • [1922]   Zatopek Emil - athlète tchèque
  • [1931]   Carrière Jean-Claude - scénariste
  • [1948]   Irons Jeremy - acteur britannique
  • [1949]   Twiggy
  • [1963]   Martines Alessandra - actrice

Ça s'est passé le 19 Septembre

[1356]   Défaite de Poitiers

L'armée française est écrasée par les archers anglais lors de la première véritable bataille de la guerre de Cent ans (1356-1453). Le Roi de France, Jean II Le Bon, et son fils, Philippe le Hardi, sont faits prisonniers. Le Prince Noir les conduit à Bordeaux.

[1440]   Arrestation de Gilles de Rays

Le fidèle compagnon d'armes de Jeanne d'Arc est accusé du meurtre de plusieurs centaines de jeunes garçons. Il est arrêté et écroué au château de Nantes. Au cours de son procès, il reconnait ses crimes "avec grandes effusions de larmes". Dans l'imaginaire populaire, Gilles de Rays est souvent identifié à Barbe-Bleue.

[1551]   Naissance de Henri III

Le troisième fils de Henri II et de Catherine de Médicis est baptisé Alexandre-Edouard à sa naissance. Il deviendra Henri lors de sa confirmation. Sa mère le fera élire Roi de Pologne en 1573 à 22 ans. Il n'aura pas le temps d'exercer cette fonction car il est brutalement appelé à succéder sur le trône de France à son frère, Charles IX. Henri III sera souvent critiqué pour sa personnalité complexe et son goût pour les "mignons".

[1759]   Chute du Québec

Bombardés par la marine britannique depuis deux mois, les Français assiégés dans Québec capitulent. Le capitaine John Knox prend possession de la ville qui n'est plus qu'un champ de ruines. Le 13 septembre précédent, l'infanterie britannique avait défait les troupes françaises lors de la bataille des plaines d'Abraham, bataille au cours de laquelle Montcalm avait été tué. Les 15 000 habitants de la province deviennent sujets de la couronne d'Angleterre. L'armée française se replie sur Montréal qui tombera à son tour aux mains des Anglais un an plus tard.

[1783]   Les frères Montgolfier bluffent Versailles

Devant la cour réunie par un Louis XVI féru d'inventions, les deux frères réussissent l'exploit de faire voler un ballon de 400 mètres cubes emmenant à son bord un coq, un canard et un mouton. L'idée d'inventer un ballon à air chaud était venue à Joseph en novembre 1782.

[1811]   Les sapeurs-pompiers deviennent militaires

A la suite d'un terrible incendie qui ravage l'ambassade d'Autriche à Paris au mois de juillet 1810, Napoléon Ier décide de remplacer les anciens gardes-pompiers par un bataillon de sapeurs-pompiers qui sera désormais militarisé, caserné et portera l'uniforme. En mars 1967, le corps des sapeurs-pompiers de Paris sera érigé en brigade de l'arme du génie. Leur devise :" Sauver ou périr.

[1851]   Premier numéro du "New-York Times"

Le célèbre quotidien américain voit le jour sous le nom "New-York Daily Times". Il passera en couleurs le 16 octobre 1997.

[1851]   Flaubert donne vie à Emma

L'écrivain français entame l'écriture de "Madame Bovary". Il se consacrera à cette œuvre durant quatre ans et demi.

[1870]   Début du siège de Paris par les Prussiens

La capitale est encerclée par les troupes prussiennes. La ville est bombardée chaque jour. Les hommes valides, sous le commandemant de Gambetta, son enrôlés dans une garde nationale pour désserrer le blocus va durer, dans le froid et la faim, cinq mois, malgré les différentes tentatives de sortie des parisiens. La France capitule le 28 janvier 1871.

[1898]   Crise de Fachoda

Depuis le 14 septembre, la mission française Marchand fait route à marches forcées vers le Soudan afin de devancer les britanniques dans leur progression vers le haut Nil. Les Français sont les premiers à entrer dans la ville de Fachoda. Lorsque la général anglais Kitchener rejoint la ville occupée par Marchand, c'est la crise. L'Angleterre adresse un ultimatum à la France la sommant de se retirer. Paris refuse en conditionnant son départ à l'obtention d'un débouché sur le Nil. Fachoda sera au final un échec cuisant et humiliant pour la France qui finira par céder à la pression diplomatico-militaire des anglais le 4 novembre.

[1899]   Dreyfus grâcié

Le président de la République Emile Loubet, suivant l'avis de son président du Conseil, Waldeck-Rousseau, grâcie Alfred Dreyfus, qui avait été condamné quelques jours auparavant à 10 ans de réclusion lors de la révision de son procès. L'officier français, accusé à tort d'avoir divulgué des informations militaires à l'armée allemande lors de la guerre de 1870, avait été condamné à la déportation à vie sur l'île du Diable en Guyane en décembre 1894. La mobilisation des dreyfusards, et notamment de Emile Zola, avait permis qu'il soit rejugé. Dès le lendemain de la grâce présidentielle, Alfred Dreyfus est remis en liberté. L'"affaire" qui a divisé la France pendant cinq ans s'apaise.

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