Le Professeur George Coukos du CHUV et de l’Université de Lausanne a mis au point un vaccin prometteur pour lutter contre le cancer des ovaires. Avec une équipe américaine de l'Université de Pennsylvanie, le scientifique a développé un sérum, qui se compose des propres cellules de la patiente. Combiné avec de la chimiothérapie, le nouveau traitement permet d’augmenter passablement l’espérance de vie des femmes. À noter qu’à un stade avancé, la tumeur ovarienne ne laisse guère de chance aux malades. «La plupart d’entre elles font une récidive dans les deux ans et meurent en l’espace de cinq ans», informe le site internet de la haute école.
La recherche s’est déroulée en deux étapes. Dans un premier temps, le vaccin a été injecté à 31 patientes. Pour 65% d’entre elles, l’inoculation a permis de freiner l’évolution du cancer. Puis, dans un sous-groupe de 11 femmes, des cellules T, capables de s’attaquer aux cellules cancéreuses, ont été retirées de l’organisme et réinjectées dans le corps des malades après les avoir développées en laboratoire afin d'amplifier la réponse immunitaire contre la tumeur. Sur ces 11 personnes, 7 ont vu leur cancer se stabiliser. Une est même en rémission complète.
À l’avenir, «les nouveaux vaccins capables d'éduquer le système immunitaire vont jouer un rôle clé», conclut le professeur Coukos.