Formation

Les diplômés romands peinent plus à trouver un travail que les alémaniques

Les diplômés des universités romandes sont plus nombreux que leurs collègues en Suisse alémanique à ne pas avoir d’emploi une année après le master, selon une étude de l'Office fédéral de la statistique.

À Lucerne par exemple, les universitaires sont 1,7% à ne pas avoir d’emploi un an après l'obtention de leur diplôme, pour 9,6% à Genève, 7,5% à Neuchâtel et 6,9% à Lausanne. Les diplômés de l'Université de Suisse italienne sont 7% dans ce cas.

Différences de formations, origine étrangère, manque de maîtrise des langues nationales ou encore année sabbatique, les pistes sont nombreuses pour tenter d’expliquer ces résultats.

Un marché du travail plus tendu

Ronald Benninger, directeur de la Fondation intégration pour tous dans l'Arc jurassien, soutient depuis plusieurs années de jeunes diplômés dans la recherche d’un premier emploi. Pour lui, la difficulté réside avant tout dans le contexte du marché du travail.

"L’économie suisse romande est plus tendue. Les personnes concernées en Suisse romande doivent être beaucoup plus structurées et précises sur leur projet professionnel" et donc être "plus performantes".

Enquête à Genève

A l’Université de Genève, la situation inquiète depuis quelque temps déjà. Une enquête a été lancée cet été auprès des anciens étudiants pour mieux saisir les causes, et des mesures sont prises dans l'intervalle.

"Ce qu’on fait depuis plusieurs mois, c’est de favoriser les stages, explique Micheline Louis-Courvoisier, vice-rectrice de l'Université de Genève. On sait qu'un étudiant qui a fait un stage dans sa formation trouve plus facilement du travail, et ce, quelle que soit la faculté. Certaines facultés rendent donc les stages obligatoires et d’autres les incluent dans les plans d’étude."

(Source : RTS)

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