
Des ingénieurs vaudois de la Haute Ecole d'Ingénierie et de Gestion du Canton de Vaud ont mis au point un système révolutionnaire, selon une information du « 24 heures ». En collaboration avec l’EPFL, et grâce à l’appui de prestigieux partenaires européens comme la multinationale Medtronic établie à Tolochenaz (VD) et le service de cardiologie de l’hôpital universitaire d’Oslo en Norvège, un dispositif fournissant des informations sur la santé cardiaque des patients a pu voir le jour. Baptisé Ultrasponder, le projet estimé à 3.5 millions d’euros a été financé par la Communauté européenne.
«C’est le même système que pour les abonnements de ski ou les «puces» de contrôle d’accès. Sauf qu’à la place d’ondes radio, on se sert des ultrasons » explique au « 24 heures », Dominique Bovey, co-responsable pour la technique auprès de l’IICT (Institute for information and communication technologies).
Un émetteur-lecteur sous-cutané émet dans le corps des ultrasons. Ces derniers sont captés par un dispositif implanté près du cœur. Cette nouvelle méthode permet de recevoir via ce système, des données sur l’état de l’organe. Durant cinq secondes par jour, l’implant mesure l’épaisseur du ventricule gauche. Moins ce dernier est épais, plus les risques d’accident cardiaques diminuent.
Cette technologie œuvre telle une alarme préventive. Il n’est pas impossible qu’un jour il puisse en être de même pour mesurer des paramètres comme le taux de glucose des personnes diabétiques.