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L'apport de fonds privés dans l'enseignement?

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samedi 31 juillet 2010
 
 

New York


Columbia Law School


New York, Columbia, deux mots qui me faisaient rêver. Quand je me suis réveillé au lendemain du nouvel an, le rêve était devenu réalité et la plus formidable et la plus riche expérience de ma vie allait commencer...

Damas


Et si je partais apprendre l'arabe?


Partir apprendre une langue comme l'arabe est, sur le papier, une belle idée. Encore faut-il trouver où et comment l'étudier. Le Caire ou Damas? Dialecte ou classique? Et si l'essentiel était finalement ailleurs?

L'ile de la réunion


Echange universitaire tropical

Newcastle (Australie)


Un semestre multiculturel «Down Under»


«Hi mate! How are you going?». L'anglais australien qui raccourci les mots, accompagné d'un accent qui désespère parfois l'étranger, voici ce que j'ai appris à aimer durant six mois passés «Down Under». Mon dernier semestre de Bachelor s'est déroulé à l'université de Newcastle. A l'image de ces terres d'émigration, mon expérience estudiantine fut multiculturelle.

Palerme


Erasmus en terre sicilienne

L'Université Libre de Bruxelles


La liberté entre Erasme et les frites !

Aller faire ses études en Belgique, pourquoi pas ? C'est le choix de beaucoup d'étudiants qui partent, notamment à Bruxelles dans la  célèbre Université Libre.

Salamanca


Ville estudiantine par excellence

Salamanque est la plus ancienne ville universitaire d'Espagne. Son université attire plusieurs milliers d'étudiants chaque année.

Australie


Macquarie University

En 2008, je suis partie étudier une année en Australie, à l'université Macquarie. Celle-ci se situe à environ 30 minutes du centre de Sydney, dans un joli campus verdoyant. Cependant, celui-ci se présente un peu comme une petite ville en soi, puisque tout ce dont on pourrait avoir besoin est disponible sur ou aux alentours du campus.

Une université bien desservie
En effet, divers arrêts de bus entourent Macquarie et une gare a ouvert récemment, ce qui permet de se rendre facilement au centre-ville. Les transports publics sont chers, mais les prix étudiants sont intéressants. En effet, le rabais est généralement de 50%. Mais surtout, juste à l'entrée du campus se trouve un immense centre commercial, le Macquarie Shopping Centre, comprenant cinq étages et regroupant des grands magasins tels que Woolworths ou Coles (l'équivalent de la Migros et de la Coop), mais aussi des magasins d'habits, des bijouteries, des salons de beauté, des papeteries et une « food court » proposant aussi bien de la cuisine asiatique qu'indienne ou italienne.

L'université elle-même a ses propres coiffeurs, libraires, offices de postes, dentistes et médecins sur le campus, ainsi qu'une « food court » et un magasin où on trouve un peu de tout. Évidemment, il y a également une grande bibliothèque ainsi que diverses salles informatiques. A disposition des étudiants, une immense salle de gym avec une piscine extérieure de 50 mètres, une piscine intérieure de 25 mètres, une salle de musculation extrêmement bien équipée, des courts pour le squash, une salle de spinning et trois salles dans lesquelles se donnent divers cours, que ce soit des arts martiaux ou les cours de fitness. A l'extérieur se trouvent également des terrains de basket et de football.

En ce qui concerne les sorties, là encore l'université est plutôt bien placée. En effet, sur le campus se trouve un bar appelé communément « Ubar », dans lequel se réunissent les étudiants (surtout étrangers) tous les jeudis soirs. Le mercredi, la plupart des étudiants habitant sur ou près du campus se rendent au « ranch », à 10 minutes à pied de l'université, ou à « l'Epping bar », à 10 minutes en bus. De nombreuses fêtes et barbecues ont également lieu dans les quartiers estudiantins qui entourent l'uni.

En effet, Macquarie possède des appartements, qui sont soit sur le campus (comme Herring Road), ou à 10 minutes à pied (comme le Village). Herring Road et le Village sont uniquement habités par les étudiants de Macquarie. Mais l'université à également des arrangements avec d'autres immeubles (Balaclava, Epping Road), qui, ceux-ci, sont « tout public ». Il y a également la possibilité de vivre avec des collèges en demi-pension (comme Dunmore Lang et Robert Menzie). Ces logements sont très prisés, il faut donc s'y prendre à l'avance, mais ce ne sont pas les possibilités qui manquent. Cependant, les loyers sont également élevés en Australie, et il vous faudra compter entre 150 et 200 francs suisses par semaine pour un appartement meublé en collocation.

Une expérience interculturelle Toutes ces facilités font de Macquarie un campus chaleureux, où l'on fait facilement de nouvelles rencontres, et où il se passe toujours quelque chose d'intéressant. Macquarie possède un système d'échanges très étendu, et j'ai ainsi pu faire connaissance avec des gens de plein de nationalités et de continents différents, ce qui a été une expérience interculturelle extrêmement riche.

Mais l'université elle-même offre de nombreuses occasions de rencontrer d'autres étudiants. En effet, l'association Club Ex, qui s'occupe des étudiants internationaux, leur offre diverses sorties telles que du «whale watching», du «sandboarding» et un «wine tour» qui nous emmène chez divers vignerons du coin pour des dégustations. A cela viennent s'ajouter toutes les associations créées par et pour les étudiants, qui nous sont présentées durant la semaine d'orientation appelée « O Week ». Cela va des clubs de sport aux associations culturelles, en passant par les groupes religieux. En résumé, chacun trouvera une association qui l'intéresse et où il pourra faire de nouvelles rencontres !

Personnellement, je faisais partie du Bushwalking Club, qui nous emmenait assez régulièrement dans les parcs nationaux environnant Sydney, nous permettant ainsi de découvrir toute la nature qui entoure cette superbe ville. C'est lors d'une ballade avec ce club que j'ai fait ma première rencontre avec les kangourous !

J'étais également membre de l'Union Francophone de Macquarie, qui, toutes les deux semaines, nous proposait de regarder des films « cultes » français et organisait également des soirées crêpes ou des soirées « discussions » au cours desquelles les étudiants français aidaient les autres à s'exprimer dans cette langue.

Une autre approche académique En ce qui concerne l'enseignement, il s'agit d'une université dynamique, qui cherche sans cesse à se développer et qui est très impliquée dans la recherche. Elle est plutôt bien réputée, même si elle ne fait pas partie des universités de pointe du pays. Elle offre une grande palette de matières, allant des technologies d'information aux sciences sociales, en passant par les sciences de l'éducation et le marketing. Une liste exhaustive est disponible sur son site Internet. La manière de travailler là-bas est également très différente. Un cours vaut trois ou quatre crédits, ce qui correspond à 7.5 ou 10 crédits ECTS. Les étudiants ont donc généralement trois ou quatre cours par semestre, ce qui représente finalement peu d'heures passées en classe. Cependant, le travail à la maison est conséquent, notamment parce qu'ils fonctionnent sur le système des contrôles continus. Il y a souvent trois à quatre travaux à rendre pour chaque cours dans le semestre, et parfois également un examen final. Celui-ci, cependant, vaut rarement plus que 40% de la note finale.

En ce qui me concerne, j'étudie les sciences sociales, et l'approche australienne de ces branches est très différente de ce que j'ai fait jusqu'à maintenant. En effet, ils sont beaucoup plus orientés sur le côté « pratique » des théories. Ils étudient moins les «théories fondatrices», mais s'appuient beaucoup sur des exemples de la vie quotidienne ou sur ce qui est dit dans les médias afin d'illustrer les notions présentées en cours.

Autre particularité, là-bas tous les cours sont enregistrés et ensuite mis à disposition sur Internet. Ainsi, lorsqu'on manque un cours on peut simplement l'écouter depuis chez soi. Il existe même des étudiants inscrits en externe, qui ne viennent donc jamais aux cours et les suivent depuis chez eux, que ce «chez eux» soit à Sydney ou au fin fond de l'Australie.

Situation économiquedes étudiants
Cependant, l'Australie étant proche du système américain, le prix des cours est extrêmement élevé si on décide d'y étudier en dehors du cadre des échanges universitaires. Ainsi, beaucoup d'étudiants choisissent de travailler à côté de leurs études, ce qui est facilité par le peu d'heures passées en cours et le fait que chaque cours est enregistré et podcasté. La loi autorise les étudiants à travailler jusqu'à 20 heures par semaine, et à 100% durant les vacances. Les petits jobs sont plutôt faciles à trouver, notamment avec le centre commercial juste à côté, ou alors dans des instituts de sondage. Cependant, les « vrais » emplois une fois les études finies sont plus difficiles à obtenir, d'autant plus pour les étrangers. En effet, l'Australie étant un pays relativement peu peuplé, les étrangers sont recrutés seulement dans des domaines spécifiques : ceux dans lesquels il n'y a pas assez de main d'oeuvre.

Mais étudier à Macquarie est aussi et avant tout une bonne occasion de vivre et découvrir cette ville sublime qu'est Sydney, de vivre des aventures inoubliables «down under», et de découvrir un pays où les gens sont très ouverts et sympathiques, et dont la devise nationale est «no worries»!

Burkina Faso


Echange interculturel

Actuellement, beaucoup de cours sur l'interculturalité fleurissent au sein des unis et hautes écoles. Les échanges quant à eux sont presque devenus monnaie courante. Le titre du cours où je me suis inscrite l'été dernier parle de lui-même : « voyage interculturel ». Le but de ce voyage et l'une des raisons pour lesquelles je suis partie, c'est la possibilité de découvrir une autre culture. Le fait d'aller à la rencontre du pays et de ses habitants, d'observer, d'écouter et d'apprendre, permet sans aucun doute de prendre du recul par rapport à soi-même. Porter un regard critique sur soi est d'ailleurs une attitude encouragée dans l'enseignement. Préparatifs Le travail de préparation avant le voyage a surtout permis de constituer et de souder une équipe. Nous pensions également y apprendre ce qu'il allait se passer quand nous serions sur place, mais nous avons vite compris qu'il était impossible de saisir l'esprit du Burkina Faso par les écrits ou les récits : il faut se contenter de l'imaginer en attendant d'y poser les pieds. Sur les dix jours de séjour, sept sont consacrés aux rencontres avec la direction et les enseignants de l'école bilingue de l'Organisation Suisse d'Entraide Ouvrière (OSEO), où nous sommes en stage par groupes de deux ou trois étudiants, et avec la population.

Changements Après ces quelques éclairages, venons-en au vif du sujet. Avec deux jours de retard, nous atterrissons enfin dans la chaleur de Ouagadougou, Ouaga pour les intimes (et surtout car c'est plus court). Ce qui frappe instantanément, pour nous autres Européens, ce sont ces routes en terre battue et cette impression d'avoir fait un bond en arrière dans le temps. En ouvrant les yeux sur la capitale, le lendemain, depuis le bâtiment de l'OSEO qui la surplombe, on se dit que selon nos critères, la « ville » ressemble en fait à un village. Pas le temps de s'habituer à ce nouveau lieu ne serait-ce qu'une journée, car nos cars respectifs attendent pour nous conduire vers les lieux de stages. Je pars à Cinkansé, à presque 400 km de Ouagadougou, en compagnie de deux amies. C'est durant ce long trajet que nous apprécions pour la première fois la chaleur du soleil tout comme la chaleur humaine des Burkinabés. A l'arrivée, excepté les kilomètres de brousse à moto (on se croirait au Paris Dakar) pour rejoindre l'école en pleine nuit et avec six sacs conséquents, le choc des cultures n'a vraiment eu lieu que le lendemain, à la lueur du jour. En effet, il n'y avait pas l'électricité et nous n'avions donc pas vu distinctement les alentours de la maison où nous logions, ni même les enseignants qui nous ont accueillis. Quand nous avons finalement pu voir le village où se trouvait l'école, la surprise fut de taille ! Nous imaginions être dans un lieu peuplé de 4'000 habitants mais certainement pas que ceux-ci étaient en fait répartis dans la brousse sur plusieurs kilomètres au lieu d'être rassemblés en un village. Le paysage presque désertique et un lever de soleil venant agrémenter cette découverte, nous nous sommes réellement sentis sur une autre planète, à des milliers de kilomètres de notre vie habituelle.

Accueil et visites
Les premiers jours se déroulent à un rythme relativement calme, animés par différentes visites aux autorités, au chef du village et dans les écoles de la région. Ce que je trouve appréciable, c'est qu'il existe encore dans les campagnes la politesse d'aller s'entretenir avec les personnes importantes de la région, pour leur marquer du respect. L'accueil qui nous est réservé tout au long de notre séjour est difficile à décrire avec des mots. Les parents d'élèves se déplacent de loin pour venir nous rencontrer et les enseignants font tout leur possible pour que nous soyons à l'aise. Seule la basse-cour s'est arrangée pour nous mener la vie dure à partir de 5h du matin...

École bilingue
Mais pendant ces diverses virées, ce qui en surprendrait plus d'un, c'est que ce sont les enseignants de l'école où nous sommes en stage qui nous accompagnent. Que font les élèves pendant ce temps, me demanderez-vous ? Eh bien, les enseignants nous apprennent que lorsqu'ils s'absentent, les élèves sont autonomes. Ils révisent et étudient leurs leçons sous la direction d'un chef de classe. Drôle de méthode pour nous autres futures enseignants, qui devons toujours avoir nos élèves à l'oeil...

Les écoles où nous sommes ne sont pas comme les autres. En effet, l'organisation qui nous envoie, l'OSEO, développe un modèle scolaire d'éducation bilingue qui combine le français, langue officielle, et les langues nationales. Cela est un avantage aussi bien pour les enfants que pour les relations entre l'école et les parents. Effectivement, en première et deuxième année les cours se font presque exclusivement en bissa (langue de la province). Ainsi, les enfants apprennent dans une langue qu'ils maîtrisent, contrairement au français. Nous essayons tant bien que mal de suivre les cours avec eux et les faisons forcément bien rire lorsque nous nous lançons dans la prononciation d'un mot en bissa.

Concernant l'ambiance, je défie quiconque de s'endormir dans une classe burkinabée. Une fraction de seconde après une question de la part de l'enseignant et les 40 élèves (petite classe en comparaison des 130 de l'école voisine) sans exception lèvent la main en... claquant des doigts ! Sans oublier de taper en coeur sur leurs tables si l'un d'eux répond faux. Les maîtres mots dans une classe sont « discipline » et « motivation ».

Apprendre des autres
Quel que soit le lieu de stage où nous sommes partis, j'estime ne pas me tromper en affirmant que nous retiendrons tous le sens de l'accueil des Burkinabés. Cela s'est ressenti en brousse tout comme à Ouagadougou, contrairement à ce qu'on pourrait penser. C'est en premier sur ce point que nous devrions prendre exemple, car la Suisse a à apprendre du Burkina Faso tout autant que l'inverse. En effet, le but de ces échanges Nord-Sud n'est pas d'amener un savoir dans un pays moins développé, mais bien d'échanger autour de questions importantes, de travailler ensemble afin d'atteindre un but commun et de s'inspirer les uns des autres. Sur le point de l'enseignement, il est clair que les écoles manquent de matériel et que chaque élève n'est pas logé à la même enseigne. Il est possible de voir des classes de 30 élèves comme il en existe avec 100 de plus. Avec nos effectifs tournant autour de la vingtaine d'élèves, cela ressemblerait presque à du « sous emploi » (dixit un enseignant burkinabé). A mes yeux, nous n'avons donc pas de quoi nous plaindre, tant bien même une classe de 25 élèves n'est pas simple à gérer.

Même si ce voyage n'a duré que deux semaines, je suis maintenant persuadée que l'on ne peut comprendre l'esprit d'une région qu'en s'y rendant, et ce particulièrement pour un pays d'Afrique tel que le Burkina Faso, qui reste très éloigné de notre culture et où les croyances traditionnelles sont encore très ancrées. Là, les mots ne suffisent pas à traduire les sensations ressenties lors de notre arrivée à Ouaga, de nos rencontres avec la population ou des cérémonies traditionnelles.

Pour conclure, je ne peux que conseiller aux personnes intéressées de se rendre au Burkina Faso pour pouvoir se détacher de nos croyances et aller à la rencontre d'une pensée différente de la nôtre.

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