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Grégory Logean

22 ans, économie d'entreprise
POLITICIEN AGUERRI
« Lorsque l'on est à la tête d'une section de parti, il s'agit de composer avec différents caractères, de chercher à tirer le meilleur de chacun et de se montrer créatif pour recruter des membres. »
Grégory ne se contente pas d'être un étudiant en Économie d'entreprise, il est aussi Président des Jeunes UDC du Valais romand, Président de l'UDC du district d'Hérens, membre du Comité Exécutif de l'UDCVR et encore membre de l'Exécutif communal d'Hérémence.
Afin de remplir toutes ses fonctions, il se lève tous les jours vers 6h30 pour se coucher entre 0h00 et 1h00. Il avoue que son activité politique l'oblige à faire des sacrifices en ce qui concerne les loisirs. Il a notamment une quarantaine de séances par an en relation avec son mandat communal. A côté de cela, il assume de multiples engagements au sein des organes de son parti.
Cet étudiant affirme sans hésitation que ses activités sont un avantage pour son parcours académique. « Je dois, en collaboration avec mes 6 collègues du Conseil, assurer le bon fonctionnement du ménage communal et affronter les défis qui attendent notre commune : le maintien et le rajeunissement de la population ainsi que la mise en valeur de notre patrimoine touristique et hydraulique. » Il ajoute que l'expérience est aussi très enrichissante sur le plan humain. Les difficultés rencontrées sont plus liées aux préjugés sur l'UDC. Mais Grégory mentionne que le plus souvent, cela se passe bien, même très bien. « Finalement, les gens qui me connaissent savent que je suis loin d'être le personnage que certains voudraient faire croire. »
Après ses études, il aimerait s'épanouir dans sa profession et occuper certaines responsabilités directionnelles. Ce qu'il espère par-dessus tout, c'est de rester le même sur le plan humain.
Jérôme Schaffner

30 ans, gestion COMPETITOR
Quatorze fois médaillé aux Championnats de suisse d'athlétisme et huit fois champion de suisse (cross, piste, route et salle), Jérôme schaffner écrase tout sous ses foulées. Dernier succès en date, glané en 2008, un titre de Champion de suisse sur 5000 mètres.
Mais un tel palmarès exige de nombreux sacrifices, surtout lorsque l'on mène des études de gestion en parallèle. « Le fait de pratiquer l'athlétisme à un haut niveau requiert une discipline extrême. C'est un sport très exigeant et la masse d'entraînement est énorme si l'on veut rivaliser au plus haut niveau », lâche l'athlète. mais ça n'est pas tout, « une activité physique poussée au maximum requiert plus de sommeil, plus de soins, plus de suivi médical et nutritionnel. C'est un tout qui demande beaucoup de temps et d'énergie ». Avec douze entraînements hebdomadaires, Jérôme doit donc aussi s'adonner à l'art du jonglage pour concilier sport et études.
Sa passion, son volontarisme et son esprit de compétition lui servent de moteur pour remplir toutes ces exigences, là où tant d'autres auraient renoncé : « Relever des challenges est très stimulant et constitue un véritable carburant, inépuisable. Sans cela, j'aurais l'impression de naviguer dans le brouillard et de me perdre au milieu d'un océan ».
Poursuivant une quête perpétuelle de perfection et de performance, Jérôme rêve de devenir professionnel. Bien qu'il sache combien cela est difficile d'y parvenir, il souhaite progressivement augmenter le temps consacré à l'athlétisme, dans la mesure où ses études le lui permettront. Quoi qu'il en soit, Jérôme demeure confiant : « Je pense que sans blessure et avec le temps nécessaire à disposition, participer aux événements majeurs en athlétisme est faisable, même s'il faut réaliser pour cela des minima toujours plus élevés ».
Elsa Bouça Da Silva

24 ans, droit HUMANISME ENGAGÉ
« La vie d'étudiante est monotone. On est totalement passif. Le seul objectif est d'obtenir un bout de papier. Je ne travaille pas pour un bout de papier mais pour que des enfants puissent manger, aller à l'école, avoir un toit et un avenir. Ils sont réels, je connais leurs noms, leurs sourires. Ils ne sont pas en papier. S'engager, acquérir des responsabilités ; c'est un pas de géant vers la vie d'adulte. » Elsa a le verbe vibrant et revendicatif quand elle raconte son dessein, sa détermination.
Au détour d'un voyage en Ouganda à l'orphelinat St-Moses, elle a eu l'occasion de côtoyer le fondateur de l'association Omoana, Adrien Genoud. Une rencontre déterminante. Marquée par le combat qu'il menait pour tous ces enfants et leurs familles, elle s'est engagée dans l'association et a participé à la création de la section genevoise. L'un des objectifs principaux consiste à offrir à des enfants et des adolescents vulnérables d'Ouganda la possibilité de suivre un cursus scolaire afin de leur permettre d'affronter un jour la vie de manière indépendante. Mise en place de parrainages, activités de fundraising, gestion de projets de microcrédits, travail de sensibilisation et participation aux assemblées générales composent aujourd'hui la toile de fond de l'engagement d'Elsa.
Mais où puise-t-elle toute cette abnégation ? « Mes parents m'ont transmis le goût du travail et de l'effort. Je sais qu'il faut se battre pour obtenir ce que l'on veut, que rien n'est gratuit ». Imprégnée d'une détermination héréditaire sans faille, Elsa voue aussi une grande admiration à Nelson Mandela, l'exemple éloquent du dévouement : « C'est un guerrier. Il s'est battu, n'a jamais abandonné jusqu'à la victoire ». L'engagement bénévole de l'étudiante en droit nécessite aussi une part de renoncement : « J'ai fait le choix d'être moins indépendante financièrement. C'est quelque part un sacrifice. Mais il en vaut vraiment la peine. Je contribue au fait que des enfants puissent aller à l'école, avoir un avenir ».
Louise Kasser

23 ans, sciences économiques et sociales POUR UN MONDE MEILLEUR
A seulement 23 ans, Louise Kasser pourrait s'enorgueillir de son curriculum vitae déjà bien étoffé : présidente de l'assemblée constituante genevoise, élue le 19 octobre 2008 sur la liste des Verts, et cheffe de projet à 60% au Conseil suisse des activités de jeunesse (CsaJ), la faîtière des organisations de jeunesse en suisse, en charge des dossiers de l'égalité, de l'intégration et de la politique sociale.
A travers cet engagement pluriel, l'étudiante et benjamine de la Constituante se bat « pour un monde plus juste, plus égalitaire, plus durable, en un mot pour un monde meilleur ». si son aspiration semble nappée d'un brin d'utopisme, elle trouve pourtant ses racines dans une vaste expérience de terrain. Cela fait déjà dix ans que Louise Kasser écume les milieux politiques et associatifs genevois, qu'elle y insuffl e ses idées et ses valeurs. Parmi les thématiques qui lui tiennent à coeur, l'octroi du droit de vote et d'éligibilité aux étrangers, la place de Genève dans sa région, ou encore une Genève antinucléaire.
Ses tâches au CsaJ lui occupent trois jours par semaine, tandis qu'elle en consacre deux autres aux charges liées à la Constituante... mais quelle est la recette pour concilier ainsi activités professionnelles, militantisme et études ? « Un emploi du temps maîtrisé, de la flexibilité et une bonne concentration, rétorque la Genevoise. Je manque parfois certains cours, mais mes trois domaines d'activités me nourrissent et se complètent réciproquement. » aussi souhaite-t-elle inscrire ses engagements sur la durée, même si elle convient qu'« en politique, il ne faut pas trop prévoir. Mon élection a déjà été surprenante, et que dire de ma présidence ? Alors voyons ce que la vie me réservera, je suis preneuse de toute expérience enrichissante ! ».
Aurélie Bellon Jérémy Party

22 ans, soins infirmiers 21 ans, géomantique, construction et infrastructures TANDEM NOCTAMBULE
Marre d'étudier ? En quête d'une bonne soirée ? Ne cherche plus ! Nous avons trouvé deux perles rares : Djerem et Miss Angie. Tu l'as compris, ce qui les différencie des étudiants ordinaires, c'est qu'ils ne dorment pas la nuit. Au programme chaque week-end : soirées house-électro durant lesquelles ils « déchaînent les foules des clubs suisses ».
Jérémy est remixeur et producteur de musique électronique, il est résident au D! club de Lausanne. En 2008, il a notamment été programmé au Studio 41 du Montreux Jazz Festival, au Beau-Rivage Palace et à l'Hallenstadion à Zurich, le 31 décembre. Il a été élu meilleur nouveau talent 2008, lors de la finale du contest I Love Deejay. Il explique qu' «un jury, composé de professionnels de la nuit et de responsables de la marque Pioneer, m'a élu en tenant compte du charisme, de la popularité, de la technique, du choix musical et de la prestation».
Grâce à cette victoire, il a gagné des bookings dans plusieurs clubs suisses, un contrat de management avec Arnold Meyer, ainsi que la commercialisation d'un album qui sortira début 2009 sur le label TBA, pour une valeur totale de 50'000.-. A côté de toutes ces activités, il étudie et travaille à 80% aux CFF en tant qu'assistant technique.
Aurélie est résidente au Mad de Lausanne. Elle mixera notamment au Montreux Sundance en mai prochain. Étudiante infirmière la semaine, elle travaille ses cours tous les soirs « comme une étudiante modèle » et mixe le week-end.
Ils mixent régulièrement ensemble et ils ont créé un concept de soirées intitulé Dubaï Jet7. Lorsqu'on leur demande si leurs activités constituent un avantage ou un inconvénient pour leurs études, ils ne sont pas du même avis. Pour Aurélie, son loisir n'a aucune incidence sur son parcours académique. Jérémy quant à lui trouve que ses activités prennent beaucoup de temps et que les horaires de nuit sont contraignants, mais c'est ça leur passion.
Les deux étudiants envisagent leur futur dans le monde de la musique. Jérémy souhaite vivre de sa passion, si sa carrière continue à croître. Aurélie, de son côté, ajoute : « Je m'imagine toujours être dans le milieu de la nuit et travailler dans les soins à domicile en tant qu'infirmière dans une première partie, puis reprendre mes études pour devenir sage-femme ». Envie d'en savoir plus sur ces deux artistes ? Il ne te reste plus qu'à te rendre sur la piste de danse !
Alexis Moeckli

23 ans, gestion d'entreprise LIEN ENTRE THEORIE ET PRATIQUE
Alexis est le président de la Junior Entreprise de Genève, association d'étudiants qui propose de mettre en lien le monde académique et professionnel : « Le but est de permettre aux étudiants de mettre à profit leurs connaissances théoriques en réalisant différents types de mandats: business plans, études de marché, plans de communication, études de notoriété, etc. ».
Les journées de cet étudiant sont bien remplies, entre les cours et la gestion de l'association pour laquelle il s'occupe de démarcher de nouveaux clients, de signer les contrats, de vérifier le bon déroulement des mandats en cours, de gérer une trentaine de membres actifs et de promouvoir la marque à l'extérieur. Il ajoute : « C'est extrêmement satisfaisant de pouvoir mener sa propre stratégie et être capable de lancer sans cesse de nouveaux projets. En fait, c'est comme si je gérais une petite PME. » Le fait de travailler avec plusieurs entreprises de taille et de secteur différents lui a notamment permis de se créer une vraie culture d'entreprise et de savoir celles qui lui correspondent le mieux. Le 25 avril, son association organise le premier bal HEC de Genève dont les bénéfices seront reversés à la Croix rouge. En plus de cela, Alexis collabore de façon ponctuelle avec la petite société de production Horizon Prod, qui propose de faire découvrir au public genevois des artistes qu'il n'a pas l'habitude de voir.
Cet étudiant, qui a également obtenu un certificat d'études de piano au Conservatoire, mentionne encore l'importance du networking: « L'université est un formidable vivier de talents et c'est aujourd'hui déjà qu'il faut nouer des contacts qui seront un jour ou l'autre utiles tant sur le plan personnel que professionnel ». Conseil à ne pas négliger.
OGuzhan Can

21 ans, droit
L'EXTRA-ACADÉMICIEN
« J'aime enrichir ma vie estudiantine par mes engagements associatifs et politiques, lesquels me fournissent un bien-être et une motivation considérable tout en m'offrant un cadre expérimental énorme. » Le ton est donné et l'ampleur du cahier des charges légitime le propos : co-président de l'ELSA Neuchâtel (The European Law Students' Association), membre de la FEN (Fédération des Étudiants Neuchâtelois), de l'ANED (Association Neuchâteloise des Étudiants en Droit), du groupe de dialogue de la SA D (Swiss Academy for Development), des JSN (Jeunes Socialistes Neuchâtelois) et de la Commission scolaire de la ville de La Chaux-de-Fonds. Autant dire que l'organisation de conférences et de débats n'a plus de secret pour l'étudiant aux origines anatoliennes.
Cet investissement extra-académique colossal permet à Oguzhan de pimenter sa vie, de mettre en pratique sa passion pour le droit et de se constituer un cadre de rencontre très riche. Par la discipline stricte qu'il s'impose, il parvient à assumer cet emploi du temps pourtant plus que chargé. « Mon agenda est mon guide de tous les jours », avoue-t-il au sujet de son organisation. Une organisation si bien huilée qu'Oguzhan trouve encore la force de se porter candidat aux prochaines élections au Grand Conseil du Canton de Neuchâtel, sous l'aile du Parti Socialiste. Cette implication massive dans la vie associative et politique met en exergue le dynamisme et l'ambition qui meuvent le personnage, bien décidé à intégrer une carrière internationale après ses études : « Je veux me spécialiser dans certains domaines du droit et je continuerai à faire de la politique, peu importe l'échelon ».
Bien que ce train de vie lui vaille quelques sacrifices, Oguzhan s'épanouit dans l'accomplissement quotidien de ses nombreuses tâches : « C'est une vie que j'ai décidée. J'aime cette façon de vivre et cela ne m'empêche en rien d'avoir encore une vie sociale et fêtarde saine ».
Forum des étudiants: c'est reparti!
Trouver des personnalités estudiantines qui sortent de l'ordinaire, c'est le pari de ce projet
L'Hebdo partenaire de cette initiative organise depuis 3 années déjà le Forum des 100, un rendez-vous réunissant les personnalités «qui font» la Suisse Romande. Les derniers chiffres de l'Office fédéral de la statistique recensent près de 60'000 étudiantes et étudiants dans les hautes écoles romandes.
Cristian Scapozza, 24 ans, Géographie
Géographe du patrimoine

Pierre Lavanchy, 25 ans, Sciences du Sport
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