Dans mes précédents postes, je t’ai beaucoup parlé de la géographie à l’UQÀM... Mais il n’y a pas que cela ! N’oublie pas qu’on parle de l’Amérique du Nord et que les clichés sur la vie de campus, avec plus de sports que d’étude, ne sont pas si loin. Au bout d’un long couloir apparaissent les impressionnantes installations de l’université, pleine de monde à toute heure de la journée. Et être un bon sportif, c’est bien vu. C’est vraiment bien vu même ! Faire partie de l’équipe de basketball, de hockey, ou la supporter c’est faire partie de l’université !
Mais si t’es moins sportif, les couloirs de l’université t’offrent également de nombreux divertissements. Ces derniers jours, je ne sais pas pour quelle raison exactement, mais il y avait de la danse partout dans les couloirs, sur tout type de musiques d’ailleurs. Et ça met vite une vraie ambiance puisque les spectacles se font sur toute la largeur des couloirs ou des places, ce qui oblige tout le monde à passer à travers pour aller prendre le métro ou se rendre en cours. Et une fois dedans, on se prend au jeu !
Parfois aussi, accompagnant les danseurs, des groupes de chanteurs font le spectacle et l’ambiance des corridors change alors immédiatement. Sortir des salles de cours et assister instantanément à un spectacle comme ceux-ci rendent les fins de journées vraiment sympas !
Et si la danse n’est pas ce qui t’attire le plus, tu as aussi l’occasion de discuter avec des représentants d’associations en tout genre. Durant toute l’année, des kiosques ornent les couloirs principaux, présentant toutes sortes d’activités ou d’association. L’opportunité idéale pour participer un peu plus à la vie montréalaise, en s’engageant comme bénévole par exemple.
Tout ceci ne t’attire toujours pas ? Pas d’inquiétude, passe alors voir les crieurs de bonnes nouvelles, qui annoncent les soirées à venir et te vendent les entrées à des prix im-bat-tables (enfin, c’est souvent ce qu’ils t’assurent !). Et tout ça également en chanson et en mouvement !
Tant qu’on est dans les couloirs, restons-y ! Tu le sais peut-être déjà, mais Montréal a un grand réseau souterrain, reliant des stations de métro, des centres commerciaux, des cinémas, des universités, etc ! Au début, on peut trouver ça un peu triste, surtout quand on arrive en août et que le soleil brille... Pourquoi aller passer sa journée sous terre ? Oui, effectivement, la question peut se poser en été... Mais quand vient l’hiver, on commence à voir la chose sous un nouvel angle. Je n’ai encore vécu aucun hiver ici, mais avec tout ce qu’on m’en dit, je commencerais presque à avoir peur ! Non, en fait, j’attends la neige avec impatience, j’ai envie de voir ce que c’est ici ! Mais qui dit hiver peut aussi dire grand froid, et on m’a assurée qu’à cette période de l’année, j’allais apprécier la chaleur des sous-sols.
Ça ne m’était encore jamais arrivé d’avoir mon université reliée ainsi au métro. C’est assez drôle les premiers temps, t’as vraiment l’impression d’être « dans une grande ville ». Et les souterrains sont d’ailleurs aussi vivants que trottoirs de la ville, il n’y a rien de triste là, au contraire même.
Et il y en a du chemin à faire là-dessous ! Je peux d’ailleurs partir de chez moi, aller à l’uni, puis faire mes courses, aller faire un tour au stade olympique (en précisant quand même que le stade olympique est à l’autre bout de la ville pour moi), revenir sur mes pas, aller voir un bon film, manger, puis reprendre le métro pour rentrer, sans jamais mettre le nez dehors. Mais rassure-toi, rien ne m’empêche d’aller prendre l’air à n’importe quel moment !
Le seul hic que j’y vois, c’est que quand tu ne connais pas, tu ne t’y retrouves pas ! Ou disons plutôt que les chances de se perdre dans ce labyrinthe ne sont pas si minces... Eh oui, les repères qu’offre la ville, à l’extérieur, ne se retrouvent pas et tu ne sais plus toujours où tu te trouves, près de quelle station tu es ou dans quel centre commercial tu te promènes... Mais ça a aussi son charme ! Et tu découvres parfois des parties de la ville dont tu n’avais encore jamais entendu parler.
J’ai même découvert que certains tunnels pouvaient te mener dans des bars ou des boîtes de nuit ! Pratique quand tu dois faire la queue dehors ! En même temps, expérience faite, les Montréalais n’hésitent pas à sortir, même s’il fait vraiment froid. C’est une des nouvelles qui m’a réjouie ces jours, j’avais un peu peur que la vie nocturne se ralentisse avec la venue de l’hiver, mais je pense sérieusement que je me suis trompée. J’ai l’impression que plus il fait froid, plus j’aperçois du monde dans les rues et dans les bars le week-end (enfin, la semaine aussi d’ailleurs). Des Québécois me disaient qu’il valait mieux sortir et retrouver du monde pour se réchauffer que de rester seul chez soi, frigorifié ! J’ai trouvé ce point de vue plutôt intéressant !
Non, les Montréalais n’hibernent pas (même si ça peut être tentant !), mais ils savent aussi s’équiper. Les copains de l’université, au lieu de prévoir des sorties en nature quand il fait beau, prévoient simplement une date et l'équipement pour toute météo envisageable... Et quand je vois leur attirail, je me dis qu’il va falloir m’adapter pour survivre au quelques prochains mois. Quand ils ont vu ma veste « d’hiver », ils l’ont pris pour un coupe-vent... Oh câlice, tu penses-tu vraiment que tu vas pouvoir sortir avec ça par moins 30°C ? Ah... moins 30°C... j’avais pas prévu le coup... Eh bien c’est décidé, je vais m’équiper pour pouvoir vivre pleinement mon hiver !