Voit-on du pays en étudiant?

Les excursions. Ah, voilà un mot qui plaît! On en a beaucoup ici. Apparemment, en géographie, l'UQÀM est connue pour cela, pour emmener régulièrement les étudiants sur le terrain. En première année, la deuxième semaine est consacrée à un camp réunissant toute la volée. Ceci pour introduire l'étude de la géographie, mais aussi pour connaître ses camarades et former une certaine cohésion parmi tout le monde. Cette idée aussi me plaît! En troisième année, c'est un stage de deux semaines qui se fait à l'étranger, pour concrétiser un projet qui a été préparé toute l'année. Ils s'en vont aussi bien en Roumanie, qu'au Maroc, qu'au Brésil, pour ne citer que les trois dernières destinations. Mais entre-temps, il y a des sorties associées à chaque branche, ou presque. En géographie physique, on est parti étudier des tourbières, des glissements de terrain, différentes forêts, etc. En géographie humaine, les visites se font un peu partout dans la ville de Montréal. Ces sorties sont autant d'occasions, pour les étudiants étrangers, de rencontrer les autres étudiants dans un cadre différent, de voir un peu plus de pays (et d'aller dans des endroits où on ne se rendrait certainement pas tout seul) et d'apprendre toujours un peu plus sur la matière étudiée (le but premier de ces sorties, quand même!).

Mis à part l'université...

Dans mon précédent poste, je me suis concentrée sur l'université pour deux raisons. La première, c'est bien parce que c'est la raison principale de mon séjour! La seconde, c'est aussi parce que, comme vous l'avez sûrement compris, le programme est chargé et ne laisse pas tant de temps que cela pour aller voir les alentours de Montréal (même si on s'accorde parfois des petits week-ends ailleurs). Mais cela ne veut de loin pas dire qu'on ne peut pas profiter de la ville, des sorties, de rencontrer du monde, etc.

Pour le moment, j'avoue que l'expérience me plaît énormément! J'apprends, je découvre, je rencontre, je m'amuse et plus encore! J'aurai peut-être l'occasion les prochaines fois de vous raconter un peu plus les «à-côtés» de la vie universitaire. Mais faut quand même que je vous avoue qu'il y a un point négatif qui prend de plus en plus d'importance au fil du séjour: l'argent! Eh oui, il y a eu une petite surprise par rapport au travail. Avec le visa étudiant, on ne peut que travailler sur le campus les six premiers mois de notre arrivée au Québec. On nous avait dit qu'il serait facile de trouver une place, mais ça n'est pas tout à fait la réalité! Il y a quelques places seulement sur le campus, pour des milliers d'étudiants, alors forcément, ça coince! Et là je me dis qu'il va vite falloir trouver une solution, parce que l'argent ne fait que sortir de mon porte-monnaie, alors qu'il faudrait que j'en fasse rentrer! Et c'est un problème qui préoccupe de nombreux étudiants en échange... Heureusement qu'on avait tous travaillé avant de venir pour assurer un peu le coup! Et heureusement aussi, même s'il faut faire attention, rien n'empêche de profiter de la ville!

Un dernier mot sur le logement

Arriver à Montréal, à la fin de l'été, une fois que tout le monde s'est plus ou moins installé et sachant que l'université ne commence qu'une semaine plus tard, est synonyme de petits coups de stress! Ce n'est pas évident de trouver, hors du campus, à des prix acceptables sachant que des dizaines et des dizaines d'autres personnes sont dans le même cas que toi. La concurrence est rude! Mais malgré tout, je pense que le jeu en vaut la chandelle et que de s'installer hors du campus permet de voir un côté bien différent du monde universitaire. J'ai trouvé une chambre dans une colocation majoritairement anglophone, alors que j'étudie en français, ce qui me permet de voir un petit bout des deux facettes de cette ville!