Ma petite entreprise

Article disponible en allemand ou en italien sur students-careers.ch

Focus sur les possibilités de financement pour start-up

Il n'est pas évident de créer une entreprise. Pour pallier à ce problème, il existe plusieurs organismes d'encouragement qui proposent un soutien à la fois financier et technique.

Un exemple type

Elle est jeune, innovatrice et prospère: la start-up Poken produit les Poken, ces cartes de visite électroniques, sous forme de petits bonshommes, grâce auxquelles les utilisateurs peuvent s'échanger leurs données personnelles en une poignée de main. Cela permet de créer un lien entre les communautés Internet et le monde réel. Stéphane Doutriaux, ancien étudiant à l'Université de Lausanne, et son équipe ont fait partie des vainqueurs d'un concours pour jeunes entrepreneurs qui leur a rapporté 130'000 francs.

Financement, comment s'y prendre?

Le soutien principal vient de Venture Kick, une initiative créée par des donateurs privés. L'initiative a pour but de doubler le nombre d'entreprises fondées dans les hautes écoles suisses. Venture Kick a investi 3 millions de francs dans des projets de start-up en deux ans, et a créé ainsi plus de 300 postes de travail. L'initiative s'adresse aux étudiants des hautes écoles et des universités suisses qui désirent fonder une entreprise.

Cependant, il ne suffit pas uniquement d'avoir une idée innovante. Esther Studer, de Venture Kick, conseille dans un premier temps d'analyser s'il existe vraiment un marché pour le produit ou le service en question. On trouve sur plusieurs plateformes des check-lists pour la fondation d'une entreprise, des instructions pour la réalisation d'un business plan et des outils pour jouer les différents scénarios concernant le financement. Selon Esther Studer, «il est également important d'être capable de bien présenter et vendre l'idée. La plupart du temps, les premiers investisseurs font partie de la famille ou des amis. Mais on peut aussi obtenir un soutien financier de la part d'autres organismes, tels que fondations, prix de l'entreprise ou instituts financiers». Pour se porter candidat chez Venture Kick, il faut obligatoirement être inscrit dans une école supérieure.

Promotion par les hautes écoles

Il ne faut pas confondre Venture Kick avec Venture 2010, un autre organisme d'encouragement. Cette initiative de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich, de l'agence pour la promotion de l'innovation CTI et de McKinsey & Company Suisse a cependant d'autres conditions de participation. Des personnes qui ne sont pas inscrites dans une haute école peuvent également poser leur candidature. Venture 2010 vise donc une innovation en dehors des hautes écoles. Le seul critère est celui du rapport avec l'économie suisse.

Le concours de promotion a lieu tous les deux ans. Le gagnant de Venture 2010 reçoit 60'000 francs en cash. En parallèle au concours, on organise aussi des coachings et des séminaires. Il n'y a pas un seul vainqueur, mais plusieurs. Les jurés qui évaluent les équipes soulignent à quel point il est important d'avoir une bonne équipe, ainsi que d'être prêt à accepter et à intégrer des aides de l'extérieur, même si la réalisation de l'entreprise ne ressemble ensuite plus tout à fait à ce qui avait été prévu. Les équipes qui ont le plus de succès sont celles qui croient en elles-mêmes. Les chances de subsister longtemps sur le marché sont alors relativement grandes selon Venture. En particulier, les start-ups qui naissent à l'Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich auraient une durée d'existence supérieure à la moyenne.

S'entraîner pour le cas concret

Il existe également, en plus des organismes d'encouragement financiers, des programmes de promotion qui proposent des ateliers et des contacts avec d'autres fondateurs de start-up. Venture lab, qui a été fondée sur ordre de l'agence pour la promotion de l'innovation CTI, est l'un de ces organismes. Pour les étudiants des hautes écoles, le programme national d'entraînement est gratuit. Le but du programme est la promotion de projets de start-up dans le domaine de la haute technologie.

Des séances d'information ont lieu régulièrement dans les écoles polytechniques fédérales, dans les universités et dans les hautes écoles spécialisées. A cette occasion, les intéressés peuvent en découvrir plus sur l'entrepreneuriat et rencontrer d'autres fondateurs de start-up. Lors des semestres d'approfondissement, les participants travaillent sur des idées commerciales concrètes et apprennent à réaliser un business plan ainsi qu'à créer une entreprise. En fournissant un soutien financier et technique, les offrants espèrent que d'autres start-up pourront avoir une success-story similaire à celle de l'entreprise Poken.