Le tourisme de l'emploi

Article disponible en allemand ou en italien sur students-careers.ch

Hello,

Après 2 années mouvementées, le marché de l'emploi a retrouvé son rythme de croisière. Il suffit de regarder autour de soi: beaucoup de personnes se remettent à l'affût de nouvelles opportunités professionnelles.

Du côté des jeunes diplômés, jusque-là boudés par les entreprises, les perspectives d'emploi sont à nouveau au beau fixe.

Nos discussions régulières avec les responsables de recrutement ont mis en évidence un phénomène relativement récent au sein des entreprises: la grande mobilité des jeunes diplômés. Sans toutefois généraliser le cas, il s'avère que, pour beaucoup de nouveaux salariés, le 1er emploi ne correspond pas à leur choix idéal. Il n'est plus rare de rencontrer des candidats à la recherche d'un 2e ou 3e poste moins de 3 ans après l'obtention de leur diplôme.

Il est souvent reproché aux jeunes un manque d'expérience, mais cela ne justifie pas qu'il soit nécessaire de changer de job comme on pourrait changer de coupe de cheveux. Pour de nombreux recruteurs, ces multiples changements sont de plus en plus perçus comme un manque de stabilité: qui souhaiterait investir sur un collaborateur et lui donner toute la formation utile pour le voir partir au terme de cette dernière?

Les éléments ne doivent pas être mis totalement à la charge des employés: à l'heure actuelle, on souhaite qu'un jeune diplômé soit efficace directement. Cette situation engendre certainement des pressions et un risque de démotivation. Par ailleurs, l'époque de nos parents (ou de nos grands-parents) où une carrière pouvait se dérouler au sein de la même entreprise est révolue! Mais entre 8-12 mois et une vie entière, il y a certainement une durée pour ne pas avoir sur son CV la mention «touriste de l'emploi»!

Bonne lecture.