Des petits jobs à toutes les sauces

Article disponible en allemand ou en italien sur students-careers.ch

Quelques pistes en vrac pour travailler en marge des études

Trois quarts des étudiants se trouvent dans la nécessité de concilier études et activités rémunérées. C'est la conclusion majeure de la dernière enquête en date réalisée par l'Office fédéral de la statistique (OFS) sur la situation sociale et économique des futurs diplômés des hautes écoles. En plus de ceux qui occupent un poste à temps partiel, ce sont donc des milliers d'étudiants qui partent chaque année à la chasse aux petits jobs, soit pendant les vacances, soit en marge des cours. Fort de ce constat, students-careers.ch te propose un petit tour d'horizon non exhaustif des opportunités qui s'offrent à toi...

Un petit job, mais pas de patron?

Tu désires gagner un peu d'argent, mais tu es allergique à l'autorité? Tu n'as pas encore travaillé dans ta vie, mais tu sens que tu as la fibre indépendante? Baby-sitting, cours privés, tâches jardinières ou encore promenade de chiens sont autant de tâches qui pourraient convenir à ton profil. À toi d'être inventif et de trouver celle qui te convient.

Cela impose de chercher ta propre clientèle. Recourir aux petites annonces constitue un bon moyen d'y remédier. Tu peux en laisser sur des sites Internet spécialisés, mais l'annonce papier traditionnelle s'avère plus efficace. Prends soin de les afficher dans des endroits appropriés et préfère un contenu concis: en un seul coup d'oeil, le lecteur doit comprendre de quoi il s'agit et à qui il doit s'adresser. Un autre moyen: faire fonctionner ton réseau, en parler autour de toi - ta famille, tes amis et tes connaissances - pour débaucher des gens sensibles à tes grands projets...

Rester dans le giron académique?

Le campus dans lequel tu étudies peut aussi devenir le lieu où tu gagnes un petit pécule. Il existe une vaste palette d'activités te permettant d'accumuler un peu d'expérience, qui plus est à proximité de ton lieu d'études.

Une solution consiste à te présenter à la bibliothèque de ton école. Du personnel est régulièrement recruté pour travailler aux guichets des prêts, mais aussi pour ranger les livres et gérer les commandes. Pense aussi à te renseigner du côté du secrétariat ou du service des inscriptions, lesquels ont souvent besoin de soutien dans les tâches administratives. Une autre alternative: t'adresser aux bars, cafétérias, kiosques ou commerces qui se trouvent sur le campus. Enfin, les journaux et magazines universitaires sont souvent à la recherche de rédacteurs ou d'illustrateurs pigistes.

Le job qui demandera le plus d'investissement est celui d'assistant. Les tâches de ce dernier consistent à seconder les enseignants en gérant des besognes administratives, en préparant les supports de cours, en aidant les élèves ou encore en menant des activités de recherche. L'assistanat est particulièrement adapté pour le financement du doctorat car il comprend dans son cahier des charges du temps libre pour la recherche personnelle et les compléments de formation.

La bonne volonté comme moteur?

Tu souhaites profiter de ton temps libre pour être utile à autrui? A défaut d'arrondir tes fins de mois, le bénévolat confère une expérience inégalable sur les plans humain et professionnel.

Les missions bénévoles au sein d'associations ou de fondations se déclinent en une vaste palette d'activités à vocation humanitaire, environnementale, sociale, éducative, sportive, sanitaire ou encore culturelle. De très nombreuses structures - locales, nationales ou internationales - s'appuient sur la disponibilité et la flexibilité des étudiants pour mener à bien leurs projets.

Lors de ta future recherche d'emploi, les recruteurs ne resteront pas insensibles aux compétences développées aux cours de tes engagements. Ton expérience validera tes acquis et conférera une véritable plus-value à ton dossier de candidature. Ton implication, couplée à l'absence de rémunération, témoignera de ta motivation et de tes bonnes dispositions à t'intégrer dans un cadre professionnel.

Pour te porter volontaire, profite des nombreuses plates-formes dédiées au bénévolat sur le web ou consulte les sites des associations qui t'intéressent. La plupart consacrent une rubrique aux activités bénévoles.

Au rythme des oiseaux de nuit?

Mieux rémunéré et n'entrant pas en conflit avec les heures de cours, le travail de nuit constitue une bonne alternative pour de nombreux étudiants jobistes.

Le travail de nuit comprend les sept heures qui s'étalent entre 23h00 et 6h00 ou entre 22h00 et 5h00. De telles dispositions nécessitent au préalable la délivrance d'un permis. Il incombe à l'employeur d'effectuer la demande d'autorisation. Ce dernier doit attester d'une part que le besoin est urgent ou que la mesure est indispensable pour une raison économique, et d'autre part que le travailleur a donné son consentement. Il est par ailleurs tenu d'accorder une majoration de salaire de 25% au moins. A noter encore que le travail de nuit est interdit aux jeunes de moins de 18 ans.

Les secteurs de l'hôtellerie et de la restauration sont particulièrement friands de personnel estudiantin pour les soirées et les nuits. Veilleur de nuit, serveur, plongeur, réceptionniste,... les tâches ne manquent pas. Tu peux aussi te renseigner du côté des bars, des clubs et des salles de concert de ta région. Une autre option: consulter les agences de promotion et d'événementiel qui proposent de nombreuses missions ponctuelles d'hôtessariat, de distribution promotionnelle, d'animation ou encore d'accueil.

Si ces opportunités s'avèrent avantageuses à plusieurs titres, ne néglige pas le surcroît de fatigue qui peut en découler. Garde à l'esprit que les études doivent rester ta priorité.

Une alternative extra-muros?

Tu n'as pas envie de travailler enfermé entre quatre murs? Le secteur agricole, générateur de milliers d'emplois de type saisonnier, offre aux étudiants des solutions particulièrement attractives. Plusieurs options s'offrent à toi, de la cueillette aux vendanges, en passant par la taille, le traitement ou encore le conditionnement des produits.

Pour dégotter une place vacante, inutile d'envoyer un dossier de candidature formel. Renseigne-toi directement auprès des agriculteurs de ta région. Si plusieurs sites Internet relayent les petites annonces du secteur, le bouche à oreille reste le plus souvent de mise. La période d'embauche s'étend essentiellement de mai à octobre, mais rien ne t'empêche de postuler en amont pour réserver ta place.

Les petits jobs agricoles se déclinent essentiellement en activités manuelles et en plein air (et ce quelles que soient les conditions climatiques). S'ils peuvent mettre ton corps à rude épreuve, ils ont l'avantage de rompre avec la confortable routine académique et permettent souvent de travailler en équipe dans une atmosphère conviviale.

Les possibilités de petits jobs ne manquent donc pas, mais encore faut-il faire les bons choix. Plusieurs facteurs doivent être pris en considération, comme la gestion du temps, la rémunération, les conditions de travail, les expériences susceptibles d'étoffer ton CV ou encore la légalité de la collaboration. Dans tous les cas, il s'agit de ne pas hypothéquer l'obtention de ton diplôme...


2 incontournables

  • etujobs.ch
    service de petits boulots exclusivement destiné aux étudiants