spacer spacer spacer
spacer
spacer
sondage express

La situation économique influence-t-elle le choix de tes études?

OUIMOYENNEMENTNON 
nombre de votes: 258
Tous les sondages
spacer
spacer spacer spacer
 
spacer
 
spacer spacer spacer
 
samedi 25 mai 2013
 
 

Un bilan professionnel avant la fin des études

Article disponible en allemand ou en italien sur students-careers.ch

Décryptage du rôle du coaching avec un carrièrologue

Notre culture démocratique veut donner à tous les mêmes chances. Chacun est donc dans l'obligation de faire des choix. Mais comment s'y prendre? une société offrant toutes les possibilités est certes attractive, mais elle induit des effets secondaires inattendus. D'une part par la perte du sentiment qu'il faut lutter pour obtenir quelque chose, d'autre part par la difficulté de renoncer à quelque chose lorsqu'il faut faire un choix

Quels critères les jeunes ont-ils adoptés pour décider de leur vie professionnelle? Ont-ils même pensé aux possibilités que leur offrira la filière choisie? beaucoup ont une confiance aveugle dans les formations qui leur sont proposées. «Si cette filière existe, c'est parce qu'elle correspond à un besoin de notre société». Malheureusement ce n'est pas toujours le cas! Alors, comment être sûr de son bon choix? La vie est longue, il n'est jamais trop tard pour se remettre en question.

«Poser les bonnes questions»

A titre d'exemple, observons comment cela se passe chez formation-Conseil. Ici, deux rencontres suffisent la plupart du temps. «Les carrièrologues sont en effet convaincus que chacun connaît intuitivement les réponses à ses propres questions, relève Didier bordon, fondateur de la société. Leur tâche est de les faire apparaître».

Ce qui empêche d'y voir clair, c'est le fait que trop d'éléments sont à prendre en considération et que les enjeux sont souvent importants. «tout l'art du carrièrologue consiste donc à poser les bonnes questions, quitte à être parfois provocateur.» Un fil rouge doit également guider les réflexions pour qu'elles ne se mélangent pas, c'est la raison pour laquelle ils proposent une série d'exercices écrits permettant de classifier les données de manière organisée.

La première séance est destinée à faire connaissance et à transmettre un classeur comportant le processus et les exercices à faire. Le carrièrologue donne également toutes les explications nécessaires pour une bonne appropriation de la démarche. L'ensemble des exercices proposés représente 5 à 10 heures de travail à domicile.

Lors de la deuxième rencontre, 2 à 3 semaines plus tard, le client présente l'état de ses réflexions et les conclusions auxquelles il est arrivé. «Suite à cette démarche, plus de 90 % des clients ont acquis suffisamment de confiance dans l'appréciation de leur situation pour s'arrêter là.» Parfois quelques séances complémentaires sont utiles pour affiner la démarche ou se voir remettre un dossier de synthèse qui, en une demi-douzaine de pages, résume l'ensemble des données.
Le «bilan professionnel» de formation-Conseil est composé de trois volets: les intérêts professionnels, les compétences opérationnelles ou savoir-faire et les traits personnels.

«Les activités qui me font du bien»

«Les intérêts professionnels vont à la recherche des «activités ressources» et répondent aux questions: Qu'estce que j'aime faire? Quelles sont les activités qui me font du bien et avec lesquelles je ne sens plus le temps passer?»

Les portraits de Holland constituent un bon outil pour codifier les intérêts  professionnels. John Holland a défini 6 types d'environnements professionnels dans lesquels on rencontre des personnes ayant beaucoup d'intérêts et de traits de personnalité semblables. Il a représenté ces familles dans un schéma hexagonal et décrit les particularités de chaque famille. Cette typologie a été définie dans les années 60, mais elle est actuellement utilisée dans plus de la moitié des publications spécialisées. En effet, tous les 5 ans environ, des statistiques sont faites auprès d'un très grand nombre d'individus. Nous connaissons aujourd'hui parfaitement les portraits de Holland spécifiques à plus de 1500 métiers présentant au moins chacun 100 réponses significatives. Il est donc possible de connaître les métiers «pratiqués par ceux qui me ressemblent».

Lister les savoir-faire

«Les compétences professionnelles peuvent être décrites en listant tous les savoir-faire que nous sommes capable d'offrir. Chacun d'eux se décrit par un verbe à l'infinitif et un complément. par exemple: rédiger un texte sans fautes ou organiser une soirée récréative.»

Ce travail est relativement difficile. Il faut en effet hiérarchiser et sélectionner les informations car au-delà de 15 éléments les idées se perdent. «Heureusement, il existe en france et en Suisse des publications qui sont très utiles à ce sujet.» L'Anpe a publié un répertoire opérationnel des Métiers et des emplois (R.O.M.E) qui présente 466 métiers-type sous l'angle des compétences développées pour chacun d'eux. en Suisse nous avons les publications Infop qui offrent des résultats semblables, quoiqu'un peu plus général mais moins franco-français. Les données sont toutes disponibles sur Internet.

Les compétences servent avant tout à une prise de conscience de ce que l'on peut offrir (en échange d'un salaire) et à la rédaction d'un curriculum vitae. «Cette partie du bilan est moins enthousiasmante que la première, car si les intérêts professionnels portent vers l'avenir, les savoir-faire portent plutôt vers le passé et représentent des ornières qui sont d'autant plus profondes que les années ont passé.»

Evaluer le savoir-être

Enfin, «les traits personnels, ou savoir-être, sont extrêmement intéressants à étudier car les postes de travail font de plus en plus appel à des comportements coopératifs et entreprenants. La lecture des offres d'emploi est à ce sujet tout à fait édifiante.»

La meilleure manière de savoir comment nous sommes perçus est de consulter notre entourage. «Un questionnaire est distribué à une dizaine de personnes appartenant de préférence à l'entourage professionnel mais il est aussi intéressant de consulter les amis ou la famille.» Ces données sont compilées pour mettre en évidence les atouts mais également les points faibles qui permettront de répondre à la question classique des recruteurs: «Quels sont vos points faibles?».

Investir dans un bilan?

Nous avons vu que même si l'étudiant ne peut pas toujours justifier le choix de sa filière, intuitivement il y a trouvé des raisons, en particulier ceux qui ont choisi des filières spécifiques. La difficulté est plus grande pour ceux qui étudient des domaines généraux ou n'ayant qu'un rapport lointain avec l'économie. Leurs chances de s'insérer dans le tissu économique sont plus réduites. Investir dans un bilan professionnel - quelques centaines de francs - peut alors se révéler un excellent choix.

(08.11.2010)


réagis à cet article

Pour poster un commentaire il est nécessaire de s'identifier
login


spacer spacer
 
spacer
partager:
spacer
   
spacer spacer spacer
   
 
spacer spacer spacer