Retour sur l’utilité du bilan de compétences et sur la pertinence de cet outil pour les jeunes diplômés.
Claudia Schweizer, en quoi consiste un bilan de compétences?
en entrant dans un bilan de compétences, la personne sonde son histoire, son vécu pour dégager ses ressources, ses intérêts, ses valeurs et les principales caractéristiques de sa personnalité. par cet arrêt sur image, elle se recentre sur ce qui la caractérise et peut, sur la base de fondements clairement identifiés, se projeter dans un avenir souhaité et réaliste.
La démarche par laquelle la personne chemine est structurée en plusieurs étapes. Dans un premier temps, elle inventorie toutes ses expériences professionnelles et de vie. Au cours de cette étape, elle se réapproprie son parcours. Dans un deuxième temps, elle analyse et décrit ce qu’elle a acquis au cours de ses expériences. Elle est également amenée, par des tests et questionnaires, à réfléchir aux comportements, motivations et valeurs qu’elle met en oeuvre en milieu professionnel. elle établit ainsi de manière minutieuse le catalogue des ressources dont elle dispose aujourd’hui pour agir de manière compétente. Finalement, elle regroupe ses ressources sous forme de compétences et les valorisent dans un dossier ou un CV.
![]() | Dans quels contextes est-il recommandé? Est-ce un outil pertinent pour les jeunes diplômés en déficit d’expérience? |
Si par ailleurs il a travaillé en parallèle de ses études, le bilan de compétences s’attachera à valoriser les ressources qu’il a développées dans ces activités. L’outil peut donc s’avérer pertinent pour les jeunes diplômés.
Constituent-ils une part de votre clientèle?
Les étudiants en fin de formation cherchent en premier lieu à trouver du travail plus qu’à faire le point sur leurs compétences. Généralement, ils s’approchent de nous lorsque leurs démarches de recherche d’emploi n’aboutissent pas.
Quels conseils donneriez-vous aux étudiants qui s’apprêtent à entrer sur le marché du travail?
L’étudiant qui décrochera un emploi sera celui qui aura réussi à se projeter dans la réalité professionnelle du domaine et de l’entreprise dans lesquels il entend s’insérer. L’étudiant doit être capable de formuler ses ressources en termes opérationnels compréhensibles pour le recruteur. En se posant les questions suivantes: quelles compétences le recruteur cherche-t-il et quelles compétences puis-je lui offrir? Il saura faire une offre qui éveillera chez son interlocuteur le sentiment d’avoir été compris