Carrières internationales

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Stratégie du DFAE

La Suisse est sous-représentée dans les organisations internationales intergouvernementales (OI). Raison pour laquelle, depuis plusieurs années, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) s'engage à encourager les carrières dans les OI et a développé plusieurs instruments de promotion.

Depuis l'entrée de la Suisse aux Nations Unies (ONU) en 2002, une attention particulière a été accordée à la présence du personnel suisse au sein des Nations Unies et autres OI. Fin 2007, environ 120'000 personnes travaillaient à l'ONU, parmi lesquelles 37'000 à des postes de cadres (dit «professionals» et requérant une formation universitaire) et 400 étaient suisses. La stratégie de promotion du DFAE s'adresse à ces «professionals». Dans le but de quantifier la présence suisse, plusieurs enquêtes statistiques ont été menées par le DFAE (2004, 2006 et 2008). Elles ont démontré que la Suisse est largement sous-représentée dans les OI, notamment en comparaison avec les contributions financières. En effet, la présence suisse à l'ONU s'élevait à 1.08% alors que les contributions obligatoires au budget régulier des Nations Unies étaient de 1.216%. En outre, il est à noter que non seulement la Suisse est sous-représentée numériquement, mais qu'en plus la répartition géographique se caractérise par une phénomène de concentration puisque la majorité des suisses travaillant dans les OI, se trouvent à Genève.

Plusieurs facteurs permettent d'expliquer la sous-représentation suisse. premièrement, ce genre de carrière reste peu connu. De plus, le système de postulation électronique peu transparent et très compliqué des OI génère de la retenue de la part de nos compatriotes. Le manque de mobilité et le niveau de vie élevé dont nous profitons en Suisse (notamment les salaires) n'encouragent pas à postuler au sein d'une OI. Des facteurs externes viennent encore s'ajouter à cela. En effet, la globalisation des moyens de communication permet à tout un chacun se trouvant n'importe où dans le monde de postuler on-line. Ceci a considérablement contribué à augmenter le nombre de postulations. De plus, le niveau d'études en constante augmentation dans les pays en développement ou émergents augmente encore la concurrence.

Ainsi le DFAE a mis sur pied une stratégie en deux volets afin de remédier à la sous-représentation suisse. Le premier volet consiste à informer et conseiller la société civile suisse des possibilités de carrières internationales et ce, en participant à des forums d'emploi dans les universités, en organisant le forum International Career Day, dédié aux organisations internationales uniquement et en mettant des informations à disposition sur son site Internet (www.eda.admin.ch/iojobs). Le deuxième volet comprend des mesures plus concrètes puisqu'il s'agit de placer directement des citoyens suisses en finançant des postes au sein des OI, ainsi que de soutenir les candidats suisses dans leur démarche de postulation. La Suisse finance des postes de relève pour les jeunes professionnels (Junior Professional Officer/JPO) pour une période de deux ans. Ces postes sont ouverts aux personnes pouvant se prévaloir d'une formation universitaire, d'excellentes connaissances en français et en anglais, de quelques années d'expérience professionnelle et de la nationalité suisse. Des postes de cadres peuvent également être financés par la Suisse. En dehors de cela, la suisse participe aussi à des programmes de relève internes aux OI réservés aux pays sous-représentés, comme le programme des jeunes professionnels de l'UNESCO, pour lequel le DFAE est compétent dans la première phase du processus de sélection (plus d'informations sous www.unesco.ch).

Nous invitons toutes les personnes intéressées par une carrière au sein d'une organisation internationale à participer à l'International Career Day le 26 mars 2009 dans le cadre du Salon des étudiants au palais de Beaulieu à Lausanne.