Terre des hommes

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rencontre avec michel müller et loyse bonjour, respectivement chef et chargée des ressources humaines

Quelles sont vos méthodes de recrutement?
Les postes sont mis en concours en interne et externe, par annonce sur les sites spécialisés et sur notre propre site. Pour les expatriés nous les trouvons rarement dans la région, ils viennent généralement plus de l’étranger, de France notamment. Pour les postes plus traditionnels et qui existent dans chaque institution (comptabilité, administration, gestion informatique...) nous utilisons notre site et nous mettons des annonces dans la presse.

Pour des jeunes qui sortent des études, une expérience pratique est-elle indispensable dans la postulation pour des missions à l’étranger?
Globalement oui. Dans les missions de développement, nous n’envoyons que des cadres sur le terrain. En général un seul représentant par pays qui a la tâche de former son équipe sur place. Le but est aussi de créer des emplois et de développer des ressources humaines dans les pays d’intervention. Dans ces circonstances, il nous est généralement difficile d’envoyer en mission des jeunes sortant directement de leur formation. Par contre, nous embauchons beaucoup de stagiaires pour les différents départements du siège. La durée de ces stages varie de 3 à 6 mois, voire plus dans des circonstances particulières. Quelques stagiaires ont eu l’occasion de poursuivre leur stage sur le terrain.

Quelles sont les principales difficultés rencontrées par les nouveaux collaborateurs dans ce cas-là ? Bénéficient-ils d’un soutien ou de formation complémentaire?
Pour la majorité des engagements, il y a des sessions de formation interne pour sensibiliser aux préoccupations phares et à la culture d’action de Terre des hommes. Avant leur départ, les nouveaux délégués passent aussi du temps avec les responsables de la zone géographique qui vont les suivre tout au long de leur mission. Si nous engageons des personnes assistant la ou le délégué-e, celles-ci seront également sensibilisées avant leur départ et elles se perfectionneront au contact du délégué plus expérimenté qu’elles.

Proposez-vous des plans de carrière? Et dans ce cas, l’expérience du terrain est-elle obligatoire?
Dans l’humanitaire on parle plus de parcours que de carrière. Il est difficile de prévoir à l’avance quelle sera la capacité d’engagement d’une personne. Il y a des schémas de promotion et de succession de postes, mais rien n’est garanti. Terre des hommes est une organisation dans laquelle les gens restent volontiers, et il y des possibilités de changement de poste comme dans toutes les institutions. Notre taille limite les possibilités de plan de carrière mais une bonne partie de nos cadres sont issus de la base de l’organisation.

Quels sont à l’heure actuelle les projets auxquels vous vous consacrez?

Nos projets de développement se centrent principalement sur la nutrition et la santé materno-infantile, contre la traite et l’exploitation d’enfants, pour des alternatives à la prison pour des délinquants mineurs, en faveur d’enfants vivant dans la rue ou concernés par le sida. Nos interventions d’urgence permettent de protéger jeunes et enfants d’abus - qui sont plus fréquents lors de crises humanitaires - et d’aider à surmonter les traumatismes par des activités d’expression physique, récréatives ou artistiques.

Collaborez-vous avec d’autres ONG?
Oui bien sûr. Il existe des coordinateurs sur place qui se chargent de coordonner en cas d’urgence. Les agences de l’ONU remplissent souvent cette fonction par exemple. Terre des hommes travaille aussi beaucoup avec des ONG du sud, sur place, pour réaliser des projets avec eux et non pas en parallèle. L’union fait la force comme on dit. On a aussi en Suisse un Réseau des droits de l’enfant, dont Terre des hommes assure la vice-présidence.

Quels profils recherchez-vous pour les différents postes au sein de l’ONG?
Les profils sont très différents selon l’emploi. Au siège, nous recherchons tous les profils pour différents domaines, la recherche de fonds, l’administration et les finances, l’informatique, la communication, les ressources humaines, etc. Sur le terrain, uniquement des personnes expérimentées, gestionnaires ou spécialistes de nos domaines d’intervention. Si chaque poste a ses caractéristiques techniques, globalement nous recherchons des personnes qui ont une solide fibre humanitaire, de bonnes capacités relationnelles et d’adaptation et un tempérament d’entrepreneur.

Je suis encore étudiant, puis-je déjà participer à certains de vos projets au niveau local?
Tout à fait, nous avons 52 sections locales de bénévoles en Suisse qui, dans chaque région, portent les couleurs de l’organisation par des actions de recherche de fonds et de sensibilisation du public.