J'ai emmené ma maman et ma marraine au fin fond de la brousse dés le deuxième jour, accompagné par des autochtones capable de nous traduire l'éwé.

Doglobo
C'est un village situé à 4 km d'Amoussoukopé. Pour s'y rendre, il faut suivre une piste tout juste praticable. C'est un village authentique, où les visites sont rares. Il n'y a pas d'eau, ni d'électricité. Nous avons été accueillis à bras ouverts. Les villageois recherchent quelques bancs et les réunissent autour de la hutte pour que nous puissions nous asseoir.

J'ai déjà été dans ce village pour filmer une femme enceinte, malheureusement, elle a accouché lorsque j'étais à Lomé, mais je suis allée voir ce petit bébé tout frais. Maman et Marraine ont été surprises de voir ces maisons construites en terre, ces cuisines fabriquées à côté sous une hutte où les femmes cuisinent à même le sol, au feu de bois. Malgré la pauvreté apparente, et la rusticité des lieux, il y règne une certaine sérénité. Nous remarquons que les femmes du village sont venues aider la jeune maman, il existe une entraide naturelle.

Aziafo kopé
Derrière Lovisa Kopé, à 2 km, il y a un village où nous nous sommes rendus à pied. Nous avons croisé en chemin de nombreux enfants qui vont chercher l'eau au barrage de Lovisa Kopé. Ils portent l'eau dans des bassines adaptées à la taille de l'enfant. Pour ne pas renverser les 25 litres d'eau remplie à ras bord, ils mettent une branche qui stabilise : Aucune goutte ne tombe. Ils vont à pieds nus, sur les chemins de sable rouge et on les entend rire en marchant.

A Aziafo kopé, il y a un bébé que j'ai mis au monde il y a une semaine. Ses parents lui ont donné le nom de Norbert car il est né le jour de ce saint. Nous avons pu voir deux tisserands au travail. L'un tirait les fils pour fait une sorte de pelote, tandis que l'autre tissait une bande de tissu aux multiples couleurs ; ces bandes assemblées feront des pagnes vendus au Ghana.

Agotime
Une fois la nuit tombée, nous sommes allés visiter la famille de Donné. Nous avons été très bien reçus, comme à chaque fois. Ma maman et ma marraine ont été impressionnées par l'obscurité du village où seul le feu crépitant sous les marmites nous indiquait les habitations. Maman a gouté le sodabi, qui selon elle, ressemble à notre gnôle sans le gout fruité.









