Lundi, c’est la rentrée. Eh ouai, on remet les stylos dans le sac, la boîte mail s’engorge à nouveau de communications diverses, on aligne les bouquins du semestre passé sur une étagère et on se prépare mentalement aux futures tendinites du poignet. Mais surtout, on se réjouit de revoir les camarades, et on regrette le départ de ceux qui ne restaient que pour quatre mois.
A Dundee, si mon plan d’étude venait à changer, j’aurais deux semaines pour faire les modifications. Autant dire qu’il vaut mieux vérifier le plus vite possible que tout est compatible sur l’horaire hebdomadaire, car nous, les étudiants en mobilité, nous avons deux universités à convaincre de nos éventuels changements. Et cela peut se révéler plus laborieux que prévu.
Ce week-end, c’est aussi l’occasion de se remémorer les vacances, et de se dire que mince alors : c’était vachement bien ! Pour faire court, une « Railcard » à la main, je me suis permis un petit tour dans le Sud, accompagné de quelques braves aventuriers. De Londres, nous nous sommes fait transportés jusqu’à Oxford : très joli, très ancien, très culturel, très petit, très tout.

Puis nous conquîmes Bristol. Ou plutôt, Bristol nous conquit !

Un petit crochet par Bath nous a permis de nous émerveiller devant quelques traces architecturales témoignant du passage des romains « a long time ago ».

Toujours très motivés, nous nous sommes engagés en direction du bout du monde anglais, à l’extrême sud-ouest de l’île, dans la deuxième plus petite ville du Royaume-Uni, et probablement celle ayant le nom le moins exotique : Truro. Cette expérience Cornish (de la région : Cornwall, ou Cornouailles en français) nous a fait goûté au traditionnel « Pasty », une sorte de chausson au bœuf, concocté à la sauce british. Voilà qui rallonge la liste des préparations culinaires du monde, testées et approuvées.

Les paysages côtiers étaient simplement splendides!
Le retour vers Londres s’est fait avec escale obligée au plus grand attrape-touristes de tous les temps : Stonehenge. Ok, c’est beau. Ok, c’est mystérieux. Mais le coup des cinq pounds pour rentrer dans un champ, prendre quelques photos, ressortir et finalement se sentir hyper ridicule d’avoir agit de la sorte, ça fait un peu beaucoup. Heureusement, Salisbury, qui borde l’attraction, vaut vraiment le coup !

Enfin, le voyage s’est terminé par six heures de trains en direction des cornemuses. De retour au pays, le premier réflexe est de se diriger vers un pub écossais, et d'approuver les indigènes sur le fait que les pubs anglais n’y arrivent pas à la cheville.

A défaut de ne pas avoir eu de neige lors de mon court séjour en Suisse, j’ai tout de même pu en profiter en Grande-Bretagne ! Enfin, si l’on exclu que quelques malheureux centimètres puissent servir de prétexte incontestable pour ne pas aller travailler, et qu’ainsi tout était fermé ! Des écoles aux magasins, des pubs aux musées, un sentiment de peur (ou de fainéantise ?) s’est propagé sur l’île toute entière !
Bon, il y a effectivement une carence en équipement d’hiver, mais cela n’empêche qu’une fois les routes bien dégagées, certains services de bus s’entêtaient encore du réel danger de rouler sur des routes mouillées par l’ancienne neige ! Imaginez que ça gèle d’un coup ! Il faut dire que ce fut plutôt divertissant, et nous avons pu enchaîner par quelques bonnes farces sur la crainte permanente du risque, assez fréquente chez les british. Un passant s’est même senti bienveillant en abominant l’idée qui nous prit de traverser en basquettes un champ couvert de... disons quatre bons centimètres de neige !
La population était tellement paniquée de devoir faire face à « tant » de neige, qu’elle en voyait même là où il n’y en avait pas :

Aujourd’hui nous revoilà à Dundee, où nous pouvons à nouveau profiter un peu de la pluie, et se sentir ainsi plus en sécurité.