Pécule, Ceilidhs & Co

Vivre à l’étranger, ça ouvre les yeux ! Sans blague, je n’ai jamais été autant captivé par des choses qui autrefois me paraissaient dérisoires ! On a envie de profiter un max de cette année, alors on se met à la recherche de tout ce qui pourrait égayer cette expérience ! C’est d’ailleurs là qu’on se rend compte que l’Université est un bon pivot et une excellente base de données pour entreprendre ces démarches.

Accordons un petit exemple : le Ceilidh (phonétiquement ‘keili, mais un léger détour wikipédien te livrera la prononciation un peu plus sophistiquée du gaélique écossais) est la soirée de danse traditionnelle. Oui, j’ai bien dit « danse ». Nombreux sont celles et ceux qui frétillent rien qu’en entendant ce mot. En ce qui me concerne, j’ai plutôt tendance à en frissonner. Pourtant, curiosité oblige, en allant jeter un coup d’œil lors d’une soirée d’introduction proposée par l’Union d’Etudiants, je me suis pris au jeu. Et me voilà en train de prospecter chaque fois que je le peux quelques galas par-ci par-là, histoire de vêtir le costard et de tourner dans tous les sens.

Money Money Money


Le problème, c’est que toutes ces activités, du ceilidh aux week-ends dans le terroir, en passant par les repas à l’extérieur et les verres de whisky, ça a un prix. D’où l’importance du budget ! J’ai dû prendre cet élément un peu trop à la légère, et s’il y a un conseil que je peux donner, c’est bien celui de ne pas sous-estimer les frais des loisirs ! Ce sont de sales bêtes ; ils ont l’air de rien mais ils vident le portefeuille à vitesse grand V, et très furtivement ! Et n’imagine pas qu’il est facile de faire des concessions, quand les sociétés étudiantes et les clubs de sport organisent des fiestas ou des excursions chaque semaine, et que la pression des amis nous encourage à les accompagner sous peur de rater quelque chose de grandiose ! Sérieusement, il est bien plus difficile de résister à ce genre de choses lorsqu’on sait qu’on n’est ici que pour une année, et que ces occasions ne se représenteront peut-être pas.

J’ai travaillé plusieurs étés et week-ends d’affilée, en me disant naïvement que tout ça devrait bien faire l’affaire pour un séjour d’une année. Ça aurait pu, mais la Grande-Bretagne n’est pas le pays le meilleur marché… Et donc il faut envisager l’éventuelle possibilité que je doive peut-être trouver un petit job, ou alors changer voire restreindre un peu ma consommation de vie sociale.

Attention logement !


Et oui, voici le sujet qui fâche… Jouant la carte de la sécurité, j’ai choisi de réserver ma place dans un complexe pour étudiant, avant de quitter la Suisse. C’est la première fois que je tente ça, et encore une fois, j’aurais dû mieux prévoir le coup. En plus du bruit et de la distribution hasardeuse des colocataires, il se trouve que les prix ne sont pas si avantageux qu’on peut se le faire croire.

Louer un appartement en collocation vaut bien plus la peine, surtout qu’à Dundee, à ma grande surprise, pratiquement tous sont déjà meublés et équipés. Ainsi, il aurait peut-être été plus profitable de rester quelque temps en auberge en début de semestre afin de trouver un petit chez-soi tout cosy, pas cher, où on ne se demande pas dix fois si le ridicule trait de stylo contre le mûr caché sous le bureau va passer l’inspection de mi-semestre par le gérant.

Après ces quelques mois, j’ai donc appris beaucoup de mes erreurs, et je sais qu’il est crucial de se renseigner abondamment avant de partir. En effet, il ne suffit pas de s’informer sur les modalités d’inscription ou le contenu des cours de la faculté d’accueil ; guetter l’indice Big Mac et prévoir un panier de la ménagère réaliste a tout autant d’importance !

Heureusement, en ce moment c’est la période de révision, donc le porte-monnaie garde plus ou moins la même épaisseur ; car à la bibliothèque, il n’y a rien à vendre à part des cafés.