L’UNIL ouvre ses portes au grand public et décerne un doctorat honoris causa à M. Abdou Diouf

L’université de Lausanne (UNIL) ouvrira ses portes au grand public pour la cinquième édition des Mystères de l’UNIL, qui interrogera les clichés helvétiques avec des animations scientifiques et ludiques. La veille, vendredi 4 juin lors de son Dies academicus, l’UNIL décernera un doctorat honoris causa à M. Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie. Passeuse de culture entre la Suisse romande et la Suisse alémanique, l’écrivain et journaliste Anne Cuneo recevra un important prix lors de cette même cérémonie. La Suisse autrement, c’est le fil conducteur du week-end festif qui s’annonce à l’Université de Lausanne. Celle-ci défend une Suisse ouverte sur le monde, comme en témoigneront les cinq doctorats honoris causa décernés lors de son Dies academicus à Mme Sunita Narain, activiste environnementale venue de New Delhi, à M. Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie et aux professeurs Douglas Richman, qui dirige à San Diego un centre pour l’étude du VIH, Heinrich von Staden, éminent historien de la médecine enseignant à Princeton, et Israël Finkelstein, spécialiste de la Bible «dévoilée par l’archéologie », directeur de l’institut d’archéologie de l’Université de Tel-Aviv. Lors de cette cérémonie ouverte aux médias, l’ancien président du Sénégal et actuel Secrétaire général de la Francophonie, M. Abdou Diouf, prononcera une allocution.

Souvenir lié à l’Exposition nationale de 1964, le Prix de l’Etat de Berne sera remis à l’écrivain et journaliste Anne Cuneo. Attribué par le Conseil d’Etat du canton de Vaud sur proposition de la Direction de l’UNIL, ce prix est alimenté par un fonds issu d’un don du canton de Berne au canton de Vaud, en souvenir de la journée cantonale bernoise lors de l’Exposition nationale de 1964. La Suisse ainsi mise en lumière est celle qui favorise la compréhension entre les régions linguistiques. En route vers le XIIIe Sommet de la Francophonie, en octobre 2010, c’est un pays qui peut offrir un modèle de coexistence dans la diversité linguistique. Avant Anne Cuneo, Bertil Galland, Jean Tinguely ou Stephan Eicher avaient reçu ce prix, doté cette année d’un montant de 15'000 francs. Il sera remis en présence du Président du gouvernement bernois Philippe Perrenoud. Enfin, en cette année qui marquera les 40 ans son implantation à Dorigny, l’UNIL
décernera son Prix de l’Université à l’architecte Guido Cocchi, qui dessina quatre des bâtiments du site, dont le tout premier inauguré en 1970, l’actuel Amphipôle.

La Suisse autrement, vue à la lumière des sciences d’aujourd’hui, ce sera le thème des Mystères de l’UNIL 2010 qui suivront la cérémonie du Dies academicus, pour le millier d’écoliers vaudois inscrits le vendredi 4 juin, et pour tous les visiteurs attendus les 5 et 6 juin sur le campus. Une occasion de se familiariser avec la recherche, de préparer une fondue avec un regard de chimiste, par exemple, ou de s’interroger sur l’origine africaine du Cervin avec des géologues ou d’explorer avec des sociologues les mécanismes des sondages. Comme depuis la première édition en 2006, les visiteurs pourront résoudre une énigme avec deux parcours à choix, cette fois, en lien avec l’histoire suisse. Plus de 200 chercheurs, enseignants et étudiants seront à la disposition des participants, samedi 5 et dimanche 6 juin de 10h00 à 18h00, pour une manifestation qui avait attiré 14'000 personnes l’année dernière.

Suisse francophone, enfin, avec le lancement dans la foulée du Dies academicus des Etats généraux du français en Francophonie, vendredi 4 juin 2010, en présence du Président Abdou Diouf. Il s’agit d’une manifestation regroupant des chercheurs de l’UNIGE, de l’UniNE, de l’UNIL ainsi que de l’Université de Fribourg en une série de 14 événements académiques entre juin et octobre 2010, dans la perspective du XIIIe Sommet de la Francophonie qui aura lieu du 22 au 24 octobre à Montreux. L’ambition est de décrire le français tel qu’il est parlé, écrit et enseigné aujourd’hui, ses variétés au contact d’autres langues et des phénomènes migratoires, son rôle dans l’élaboration et la transmission des savoirs, par exemple, ou encore sa fonction d’identification sociale dans les différents espaces francophones. Ces Etats généraux se déclineront en plusieurs manifestations scientifiques et publiques autour des défis du français et du multilinguisme dans un monde globalisé. Ils aboutiront à un message adressé au mois d’octobre à l’Organisation internationale de la Francophonie et à ses Etats membres. Le lancement de cette manifestation le 4 juin à l’UNIL permettra également de présenter l’ouvrage collectif «Traversées francophones», qui envisage la francophonie comme l’une des grilles de lecture du monde contemporain. Ces Etats généraux du français ont reçu un important soutien du DFAE et des trois universités du Triangle Azur (Genève, Lausanne et Neuchâtel).

Catégories