Un Suisse aux Etats-Unis

Vivre dans un autre pays, c’est déphasant. Les journées sont tellement remplies de découvertes, de nouveautés et de rencontres que le temps file sans que l’on s’en aperçoive. J’ai de la peine à réaliser que je suis aux Etats-Unis depuis trois mois déjà !

Pourquoi avoir choisi les USA ? Certainement pas pour vivre le rêve américain. Celui-là, je le réserve pour plus tard. C’est plutôt pour comprendre ce pays et cette langue qui me fascinent que j’ai décidé de traverser l’Atlantique. J’ai simplement suivi mes envies et choisi une université qui correspondait à mes contraintes académiques. On m’avait conseillé de ne pas trop idéaliser mon voyage de manière à ne pas être déçu. Je dois dire que Marshall University, c’est beaucoup mieux que ce à quoi je m’attendais. Ouf !


Old Main
Marshall University - Old Main (Bâtiment de l'administration)

La vie sur le campus

Tout le monde pense connaître les USA, principalement grâce à la télévision et les séries télé qui ont façonné la réputation et les nombreux clichés de ce pays.

En tant qu’étudiant, j’ai choisi de vivre sur le campus, puisque c’est la meilleure manière de m’intégrer et de rencontrer des gens. Je suis dans un immeuble résidentiel à l’américaine où chacun partage sa chambre avec quelqu’un d’autre. Vous imaginez donc bien le cliché du roommate américain et marginal avec qui l’on partage son intimité. Une belle leçon de vie en communauté !

 

Campus
Marshall University - Campus (vue depuis ma chambre)

Participation moindre

On m’avait dit « tu verras, le niveau scolaire est beaucoup plus bas ». Je n’y croyais pas vraiment et me disait qu’avec la barrière de la langue, j’aurais de la peine. Finalement, je réalise que c’est vrai, pour plusieurs raisons. Le système éducatif est monstrueusement plus cher. L’étudiant américain moyen doit s’endetter et gérer plusieurs petits boulots tout en suivant des études. Même avec 12 heures de cours par semaine en moyenne, cela peut-être contraignant! De plus, la plupart d’entre-eux n’ont malheureusement pas la motivation de lire les livres et d’assister aux cours. Ils préfèrent souvent tenter les examens (QCM) sans trop réviser.

Contexte plus souple

Le point le plus intéressant pour moi académiquement est la relation professeur-élève, extrêmement plus libre et informelle qu’en Europe ! Le cours en lui-même est tout aussi informel. Nous pouvons être en retard, quitter la classe sans prévenir, appeler le professeur par son prénom, rien ne choque. Quand on vient d’Europe et qu’on est habitué à plus d’interdits et de distance, il faut du temps pour s’adapter à ces libertés, mais on s’y fait rapidement.

Je réalise de plus en plus que cette expérience est unique et très enrichissante, autant du point de vue humain qu'académique. J'en apprends beaucoup, tous les jours. C'est pour ça que j'ai voulu partir, et c'est pour ça que plus tard je continuerai à voyager.