Les déboires de la vie avec un roommate!

Aux Etats-Unis, les étudiants universitaires ont l’habitude de vivre dans des buildings avec d’autres étudiants et choisissent souvent de loger sur le campus. Parfois ils prennent une chambre dans un appartement en collocation car ça peut être financièrement plus avantageux suivant la ville où l’on vit. En tant qu’étudiant ISEP (International Student Exchange Program), j’avais le choix entre partager ma chambre avec un autre étudiant sur le campus, ou payer un supplément pour prendre une chambre tout seul.

TwinTowersWest
Building où je loge, sur le campus de Marshall University.

Premier essai: roommate américain

Mon but en venant aux Etats-Unis était de m’immerger totalement dans la culture américaine, développer mon anglais ainsi que comprendre l’état d’esprit et la manière de penser des Américains. J’ai donc sauté sur l’occasion d’avoir un roommate américain. Malheureusement malgré mes bonnes intentions, l’Américain sur lequel je suis tombé n’était pas vraiment bavard ni très présent. Je n’ai donc pas appris grand chose avec lui durant mon premier semestre, nous ne parlions pas beaucoup. Je crois que le fait que je sois en échange ne l’intéressait pas beaucoup. En gros je suis tombé sur un « je-m’en-fou-tiste », mais au moins je pouvais souvent profiter de sa non-présence.

Deuxième essai: roommate asiatique

En janvier, pour le deuxième semestre, un autre roommate a remplacé l’ancien. Cette fois c’était un étudiant asiatique. Autant dire que le changement était radical ! Nous avons beaucoup plus communiqué, c’était très intéressant. Malheureusement il s’est avéré que certains Asiatiques n’ont besoin que de cinq heures de sommeil par nuit, cela a donc posé problème au bout de quelques semaines. Après mûre réfléexion, j’ai décidé de profiter de la fin de mon année aux Etats-Unis dans une chambre pour moi tout seul.

Je réalise que finalement, partager sa chambre avec quelqu’un peut avoir de nombreux avantages si l’on tombe avec une personne correspondant à son  style de vie. Le problème est qu’il est très difficile de trouver la bonne personne. Avoir sa propre chambre n’empêche pas du tout de rencontrer beaucoup d’Américains et au moins, on ne doit rendre de compte à personne. La vie sans roommate est, pour moi maintenant, la belle vie.