Les futurs étudiants en médecine n’auront peut-être plus besoin de passer par la case examen de validation des acquis. Le Conseil National vient d’accepter une motion parlementaire visant à interdire le numerus clausus dans les hautes écoles.
Le texte de loi a été majoritairement accepté (110 voix contre 49). Pour les sénateurs, mettre fin à cette pratique augmente l’égalité des chances au niveau de l’accès aux études supérieures. Lever le numerus clausus permet aussi de former plus de spécialistes en soin à l’heure où la Suisse manque cruellement de blouses blanches qualifiées dans certains domaines comme la médecine générale. Pour Alain Berset, conseiller fédéral en charge de la santé, la proposition manque sa cible. «L'augmentation des capacités d'étude en médecine ne dépend pas directement de la levée du numerus clausus», a-t-il assuré à l’ATS.
La motion parlementaire doit encore être acceptée par le Conseil des Etats. Pour rappel, en 2011, la chambre des cantons avait enterré une motion du National exigeant de fixer un nombre minimal de places d'étudiants dans les facultés de médecine.