L’EPFL a mis au point une technique visuelle qui explore les textes anciens sous un jour nouveau. Développées par la haute école, des vitrines holographiques permettent, en effet, de rendre visible l’invisible, soit de petites annotations en marge des manuscrits à peine perceptibles à l’œil nu. L’exposition «Le Lecteur à l’œuvre», qui se tient jusqu’au 25 août à la Fondation Martin Bodmer de Cologny (GE), s’est dotée de cette technologie.
À noter que chaque vitrine de l’exposition intègre une caméra 3D, qui permet de suivre le cheminement visuel du visiteur et ses réactions lorsqu’il voit poindre un élément d’information jusqu’alors imperceptible. «Les résultats de ces prises de vue seront publiés une fois l’exposition terminée», informe Frédéric Kaplan, Professeur d’humanités digitales à l’EPFL.
En marge des vitrines holographiques, le chercheur et son équipe ont également développé une application qui permet de réaliser un documentaire alliant images des manuscrits et textes d’explication de l’exposition. Cette innovation crée une nouvelle forme «d’interactivité, à la Wikipedia, sur média vidéo», informe le site internet de la haute école.