Ça y est, cette fois, je suis à Paris, à quelques rues des quais de la Seine dans le 19e arrondissement. Même si mon ventre crie famine, je ne peux rien avaler (même pas la moindre tartine de confiture à la fraise, là c’est grave) car, dans quelques heures, je vais mouriiir. Le concours de l’école commence à 9h tapante. Les phases de sélection sont plus ou moins semblables selon les écoles de communication et mélangent des épreuves écrites (réflexion, synthèse, dissertation), un entretien oral exigeant où la présentation d’un book peut être réclamée selon l’option choisie et un examen d’anglais – là, on se dit que c’est du gâteau au vu du niveau d’anglais des Français et de leur accent terriblement frustrant. Grave erreur !
Une fois que la date du concours est arrêtée, il faut bien préparer les documents à emmener. Mais, en général, l’école vous envoie une convocation avec toutes les informations utiles concernant ce dont vous devrez vous munir : carte d’identité, diplôme, notes de cours et book. Selon les établissements, un questionnaire doit également être rempli et imprimé. J’ai dû répondre à onze questions dont notamment : pourquoi avoir choisi Sup de Pub, quelles étaient mes campagnes de communication préférées, mes projets futurs (j’évite de dire que je veux gagner de l’argent pour m’offrir un sac Gucci), mes succès ou échecs (surtout ne pas avouer les moments de honte dans mon boulot), mes qualités (euh souriante, ça joue ?), définir mon caractère (chiante, jalouse et sympa) ou encore les événements récents qui m’ont marquée (là, il vaut mieux parler de Dominique Strauss-Kahn ou du système des retraites que de Paris Hilton offrant du champagne à Saint-Tropez). Les Français étant également très axés politique franco-française, autant se préparer et réviser les dernières news parues dans le Nouvel Observateur et Le Monde. J’ai personnellement pu échapper aux questions d’actualité, néanmoins, certains postulants n’ont pas eu cette chance et se sont vu posés la question suivante par les experts : « je suis parti un an sur la planète Mars et je reviens en France. Parlez-moi de tous les événements politiques qui se sont déroulés durant cette période !? ». J’aurais fait une crise cardiaque ou pleurer, je ne sais pas (peut-être même les deux).
Mais que s'est-il passé au concours:
a) J'ai fait une crise de panique
b) J'ai sauté dans le canal
c) Tout s'est bien passé (heum heum)