Mais, reprenons. Il est 9h et tout le monde s’installe dans la salle. Des feuilles de papier sont retournées sur les bureaux à intervalle régulier (je crois que je vais vomir). L’épreuve de réflexion commence et va durer deux heures. L’examen porte sur une analyse de la publicité de la Citroën Xsara Picasso, avec un texte explicatif, de nombreuses questions et le visuel de la voiture roulant dans une ville. Alors là, afin de construire une argumentation constructive, il vaut mieux avoir des notions de publicité et de communication visuelle. Le test suivant est un QCM ou un test de créativité. Le QCM regroupe des questions de culture générale sur des peintres et d’autres sujets allant des maths à la littérature. Le test de créativité consiste à inventer une campagne de pub presse pour une marque d’électroménager. La journée se poursuit avec un listening test d’anglais. Etant partie six mois en Californie, je me dis que ce sera facile. Mais, non ! La misère. Le test est long, les enchaînements entres les questions ultra rapides et, à la fin tout le monde soupire (ou rigole de désespoir). L’après-midi est consacré aux oraux. Comme je l’ai dis plus haut, certains ont eu à faire à des questions politiques et déstabilisantes (« inventez-moi une pub pour de l’eau aromatisée à la framboise. Oui, là tout de suite » !). J’ai dû présenter mon book, mes articles et mon entretien s’est davantage déroulé comme une discussion.
Les concours des grandes écoles de com’ s’articulent donc sur quatre axes principaux : un examen de réflexion, un test de culture générale, un test d’anglais et un entretien de motivation. La journée de test terminée, il reste encore à attendre les résultats. En général, le processus se fait rapidement et les épreuves sont corrigées dans la semaine. Dans dix jours, j’aurai les résultats…
Le jour fatidique arrive et l’enveloppe se trouve dans ma boite aux lettres. Je l’ouvre et lis. J’ai… réussi. Donc, prochaine étape : trouver un appart. Pour des bons plans et des sites utiles pour trouver un logement pas trop pourri à Paris, rendez-vous dans deux semaines!