Le parcours du combattant d'une étudiante d'échange

Une destination rêvée…


« Ma cabane au Canada est blottie au fond des bois… »  Le Canada, ses hivers assez (très) rudes, la neige, les rivières gelées où on peut patiner, le sirop d’érable, la légendaire sympathie des habitants… Quoi de mieux pour un échange universitaire que d’aller découvrir ce beau pays. Et pourtant, pour pouvoir étudier au Canada, il faut vraiment vouloir y aller, parce qu’administrativement parlant tu n’es pas sorti de l’auberge.


… une réalité un peu plus dure…

Au mois d’octobre 2010, inscription au programme d’échanges « Conventions » pour pouvoir partir en janvier 2012. A la fin du mois on m’annonce que je dois présenter un dossier de candidature avec lettre de motivation, relevé de notes, approbation d’un professeur de mon domaine et choix préalable de cours.  En mars 2011, nouveau dossier avec à nouveau un choix de cours qui sera définitif et qui doit être lu, approuvé et signé par le professeur. Puis après de longs mois d’attente, en juin 2011, je reçois ma lettre d’acceptation de l’Université d’Ottawa. Je suis prise !


Attention cher étudiant(e) d’échange, si tu crois que c’est fini, tu te trompes. Après les formalités universitaires, viennent les démarches auprès de l’ambassade du Canada afin d’obtenir le fameux permis d’études, qui te permettras (peut-être) de travailler sur le campus. J’appelle donc l’ambassade du Canada dans notre belle capitale. Après un long parcours du combattant (« si votre demande concerne un citoyen suisse appuyez sur le 1 ») on m’annonce que pour les visas et autres permis de séjours il faut s’adresser à l’ambassade du Canada à Paris ou à Berlin. Me voici donc avec un nouveau dossier à remplir et à envoyer à Paris. Et quel dossier ! Une photocopie du passeport, une preuve de la banque que je suis en mesure de payer mes frais au Canada, un questionnaire incroyablement long avec des questions du type : avez-vous déjà en temps de paix ou en temps de guerre commis un crime contre l’humanité ? Après l’envoi du dossier, la réponse me parvient quelques semaines plus tard : mon permis d’études est enfin délivré ! Cette fois je peux partir !


… mais qui en vaut la peine !


Si tu veux mon avis, toutes ces étapes sont une espèce de sélection naturelle où seuls les plus motivés survivent. Mais si tu réussis, le résultat en vaut vraiment la peine ! D’abord parce que tu es fier d’avoir triomphé de toutes ces épreuves et surtout parce que la découverte d’un nouveau pays est une expérience incroyable et très enrichissante !