La saison des sucres est déjà terminée depuis un mois, mais impossible d'en parler avant, pour raison d'examens nombreux et ardus.
Les érablières
L'emblème du Canada est la feuille d'érable rouge, que l'on retrouve sur le drapeau. Pourtant ce symbole n'est pas représentatif de tout le pays, mais des provinces de l'Est (Québec et Ontario). Au Québec, et dans la partie est de l'Ontario on trouve de nombreuses érablières. A la fin de l'hiver, avec le dégel, la sève monte dans les arbres durant la journée, puis avec le froid de la nuit, elle redescend. On utilise celle des érables afin de faire du sirop. Les « amateurs », qui ont seulement quelques arbres au fond du jardin y suspendront des chaudières (bidons) afin de recueillir la sève. Dans les grandes érablières, un système de tuyaux relie tous les érables et la sève est pompée jusque dans les cabanes à sucre. Cette année, avec le mois de mars très doux, la saison des sucres n'a pas été très bonne. En effet, il a fait chaud trop vite, la sève n'est donc pas « redescendue » la nuit.
Le repas
Bon nombre de cabanes à sucre servent le traditionnel repas de cabane à sucre, inspiré probablement des déjeuners des bûcherons. Fèves au lard, salade de choux, jambon, omelettes, oreilles de Criss (sorte de chips au lard) le tout arrosé de sirop bien sûr ! Et pour le dessert : tarte au sucre, « grand-pères » (beignets à l'érable) et autres spécialités, toutes à l'érable. Que du léger quoi ! Tout bon Québécois et Ontarien qui se respecte va au moins une fois au printemps à la cabane à sucre (un de mes amis y est allé trois fois !)
La tire
Une autre spécialité à l'érable, délicieuse : la tire sur la neige. La première fois qu'on m'en a parlé, j'ai cru que c'était un sport et tout le monde a bien rigolé. En réalité, il s'agit de sirop d'érable bouilli puis répandu sur la neige. Ensuite, avec un bâtonnet en bois, tu enroules cette substance collante et ça te fait un suçon ! Ah oui, ici un suçon est une sucette et inversement. Attention à ne pas confondre !








