Une équipe de chercheurs de l’Université de Fribourg a mis à jour une nouvelle thérapie pour lutter contre les cancers provoqués par l’amiante. Touchant principalement les poumons et le système digestif, les pathologies liées à ce minéral sont, pour la plupart, mortelles. À l’heure actuelle, il n’existe, en effet, aucun traitement pour les soigner «d’où l’intérêt de la dernière découverte du groupe de recherche du Professeur Beat Schwaller du Département de médecine», souligne le site internet de la haute école.
On connaît, depuis plusieurs années, le rôle joué par la calrétinine, protéine liant le calcium, dans le déclenchement des tumeurs. En 1993, Beat Schwaller avait déjà mis au point des anticorps-calrétinine, permettant de dépister certains cancers. Cette technique de dépistage est d’ailleurs toujours utilisée actuellement.
«Grâce à des méthodes issues de la biologie moléculaire, il est maintenant possible de freiner efficacement l’expression de la protéine liant le calcium dans les cellules cancéreuses», explique la page web de l’établissement de formation. Les zones cellulaires atteintes meurent de fatigue ou de maladie.
Les résultats de la recherche, effectuée principalement par Walter Blum, doctorant sous la direction du Professeur Schwaller, viennent d’être publiés dans la revue «International Journal of Cancer», sous forme électronique.
Pour rappel, la Suisse a interdit l’amiante depuis plus de 20 ans. Mais on en retrouve des traces dans d’anciennes bâtisses. De plus, la production ainsi que la commercialisation de l’amiante est toujours d’actualité en Russie, au Canada et en Chine. Le temps entre la dernière exposition à l’amiante et l’apparition des premiers symptômes de cancer varie entre 20 et 40 ans.
Les cancers liés à l’amiante tuent 4'000 personnes, chaque année, dans le monde. Une fois la maladie détectée, l’espérance de vie des patients n’atteint pas un an.