Basses en sourdine

Balélec limitera le volume des basses fréquences


L'année dernière, le festival estudiantin a dû faire face aux plaintes du voisinage. En cause, les nuisances sonores, agravées par un vent du sud et diffusant les basses jusqu'à 10 kilomètres au nord de l'EPFL. «Nous avons reçu des tonnes de réclamations», se souvient la municipale Anne-Claude Studer, dans le quotidien « 20 Minutes ».


Fort de ce constat, Balelec s'est vu contraint d'agir afin de réduire les nuisances sonores en limitant les bases fréquences. Pourtant, l'initiative ne fait de loin pas l'unanimité. Raphaël Maire, chef de service d’ORL du CHUV s'est confié dans les pages du quotidien bleu:«seule une baisse du niveau sonore global serait efficace», analyse-t-il. D'après le spécialiste seules les hautes fréquences sont nocives pour l’audition. «Les basses sont très bien assimilées physiologiquement. Limiter les décibels à 110 est donc plutôt très prudent», conclut-il.

Une première

Dans le monde des festivals, limiter les décibels est une première. Une belle inititative pour Marie-Noëlle Perseguers, présidente du comité d’organisation qui se félicite d'être le premier festival suisse à introduire une limitation. Et si, malgré toutes les précautions, des plaintes seraient enregistrées, les policiers n'hésiteront pas à faire baisser le volume.

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